
Trois des dix meilleurs projets en compétition ont été primés (Photo : Avit Ndayiragije)
Le chef de l’Etat burundais et président en exercice de l’Union africaine, Evariste Ndayishimiye, dans la soirée du mercredi 12 août 2026, a procédé à la clôture des activités de la 5 édition du dialogue continental africain sur l’agenda jeunesse, femmes, paix et sécurité, couplé à la 4e édition du festival «Inkerebutsi Day» édition 2026. M.Ndayishimiye a affirmé que les compétences et l’autonomisation de jeunes et femmes sont au cœur de la renaissance de notre continent
Dans son discours de circonstance. M.Ndayishimiye a indiqué que depuis le début de la présidence de l’Union africaine par le Burundi, le pays a proposé de placer l’action collective autour de trois priorités à la fois distinctes et profondément interdépendantes : la promotion d’une gestion durable de l’eau et de l’assainissement, le renforcement de la paix et la sécurité sur notre continent, avec l’ambition de taire les armes, et enfin, l’initiative Erise, qui place l’innovation, la science, les compétences et l’autonomisation des jeunes et femmes au cœur de la renaissance africaine.

« Le dialogue continental qui nous a réunis ici à Bujumbura s’inscrit directement dans cette vision. Je voudrais rappeler qu’en acceptant le 14 février 2026 la responsabilité de conduire notre organisation continentale, j’avais annoncé mon intention de réunir à Bujumbura la jeunesse africaine, autour d’un dialogue continental sur la jeunesse, la paix et la sécurité, conduit de manière complémentaire avec l’agenda Femmes, Paix et Sécurité», a souligné M. Ndayishimiye.
A travers cet événement, il a indiqué qu’il souhaitait que ce forum soit résolument intergénérationnel, en favorisant un dialogue ouvert et constructif entre les jeunes, décideurs politiques, institutions continentales, la société civile, le monde académique et le secteur privé. Il a affirmé que la participation des jeunes et celles des femmes à la prévention des conflits, la médiation, la gouvernance, la consolidation de la paix et à la résilience des communautés peuvent ainsi être renforcées mutuellement, tout en préservant la spécificité et l’autonomie de chacun de ces agendas.
« Ainsi, Bujumbura ne doit pas être seulement le lieu où nous avons dialogué. Il doit être le point de départ d’un processus qui respecte la diversité de nos agendas, tout en renforçant les complémentarités et qui nous permet de passer progressivement d’une culture des engagements à une culture des résultats et de l’impact», a renchéri M.Ndayishimiye.
Vers la nationalisation de cet agenda
« Mon souhait est que nous franchissions une nouvelle étape vers davantage de nationalisation de cet agenda. Sur ce, j’interpelle tous les participants à porter ce message dans vos pays respectifs pour demander aux autorités étatiques d’organiser périodiquement le dialogue national des jeunes sur l’agenda Paix et Sécurité », a insisté M. Ndayishimiye. Il a informé que l’expérience du Burundi a démontré l’efficacité de ce dialogue pour maintenir et consolider la paix à travers la stratégie nationale de sécurité en accordant une place centrale à la participation et l’engagement des jeunes et des femmes dans les comités mixtes de sécurité humaine. Ce sont les jeunes qui prennent les devants dans ces comités au niveau de chaque entité territoriale.
Au moment où cette clôture du dialogue a coïncidé avec la célébration de la journée internationale de la jeunesse Evariste .Ndayishimiye a souligné que cette journée est célébrée sous le thème des contextes différents des aspirations communes, où que vous soyez sur ce continent, dans un pays côtier ou enclavé, dans une grande ville ou sur une colline reculée, vos aspirations se joignent. Car, précise t-il, la dignité, l’accès à l’éducation de qualité, à un travail décent, une participation réelle aux décisions qui façonnent votre avenir et un monde en paix sont des aspirations communes. Il a demandé à la jeunesse de continuer à cultiver l’amour du travail, la solidarité, le patriotisme et le rejet de toutes formes de violences.
Trois meilleurs projets ont été primés
En marge de la célébration du festival «Inkerebutsi Day», édition 2026, trois des dix meilleurs projets en compétition ont été primés par le chef de l’Etat burundais.
Il s’agit des projets qui œuvrent dans la transformation de l’engrais biologique à partir des urines de lapin, un groupe d’animation culturelle qui œuvre dans la promotion de la culturelle à travers des chansons ainsi qu’une transformation hydro-électrique. Chacun de ces trois meilleurs projets retenus a reçu successivement une enveloppe dix millions, quinze millions et vingt millions de francs burundais avec un certificat. Et le chef de l’Etat burundais a exhorté aux jeunes d’engager tous leurs efforts dans la promotion des projets agro-pastoraux, lesquels porteurs de croissance économique et du développement durable du pays et du continent
Avit Ndayiragije
