La deuxième journée de la 3e édition du dialogue continental sur l’Agenda jeunesse, femmes, paix et sécurité, a été rehaussée, le mardi 11 août 2016, par la présence de la Première dame du Burundi Angeline Ndayishimiye, également présidente de l’OPDD (Office de la Première dame pour le développement). Mme Ndayishimiye a indiqué que la participation des femmes et filles au processus de paix n’est pas une faveur ni un privilège, mais plutôt un droit et une nécessité

Dans son discours de circonstance, Mme Ndayishimiye a fait savoir que les femmes ont été longtemps mises à l’écart des processus de paix alors qu’elles subissent de manière disproportionnée les conséquences des conflits. Elle a indiqué que les expériences à travers le monde démontrent que les accords de paix auxquels les femmes participent sont plus inclusifs et plus durables et plus efficaces.
Revenant sur le thème de cette deuxième journée, «Jeunes femmes à la table de négociations pour la paix », Mme Ndayishimiye a ajouté que ce thème est d’une importance capitale, car, la paix durable ne peut être construite sans la participation pleine et effective des femmes en particulier les jeunes femmes. Elle a précisé que la participation des jeunes femmes, au processus de paix n’est une faveur ni un privilège, mais plutôt un droit et une nécessité. Pour y parvenir, a-t-elle signalé, «Nous devons lever les obstacles qui limitent encore leur accès aux espaces de décisions, renforcer leurs capacités en leadership, médiation et promouvoir un accompagnement fondé sur le mentorat et le partage d’expériences».
Promouvoir une justice inclusive des Etats en faveur des droits des femmes et filles
Selon Mme Ndayishimiye, il ne peut y avoir de paix durable sans un accès égal à la justice Etats. Les institutions régionales et des partenaires sont appelés à renforcer des systèmes judiciaires inclusifs, capables de protéger les droits des femmes et filles, lutter contre la discrimination et garantir que nul ne soit laisser de côté dans le processus de paix et réconciliation. « A partir d’aujourd’hui, sachez que nous avons la responsabilité collective de transformer nos engagements en actions concrètes au service d’une Afrique plus pacifique, plus juste et plus inclusive », a mentionné Mme Ndayishimiye. Cette dernière a réaffirmé l’engagement du Burundi sous le leadership du chef de l’Etat, Evariste Ndayishimiye, à soutenir des Agendas femmes paix et sécurité et jeunes, paix et sécurité, convaincue qu’ils constituent un pilier essentiel pour la paix et le développement durable pour notre continent.
Avit Ndayiragije
