Le Comité national de dialogue social(CNDS) en sigle a organisé un atelier de réorganisation des structures dans la province de Burunga selon les nouvelles structures administratives. Cet atelier de deux jours avait pour objectif de mettre en place les nouveaux membres du comité provincial de dialogue social, et leur donner une formation relative à leur mission.

Selon Remy Nsengiyumva, l’un des fondateurs et membre du bureau du CNDS, cet atelier est de très grande importance car, le dialogue est plus que nécessaire dans un milieu du travail. En effet, le dialogue entre l’employeur et l’employé est le pilier d’une bonne production. Il a précisé que cette institution a été mise en place pour éviter les conflits entre l’employeur et l’employé, pour initier des dialogues si les conflits ont déjà éclaté. Il a indiqué que cette institution est composée de trois parties prenantes à savoir, le gouvernement, la Cosybu qui est la confédération des syndicats des travailleurs du Burundi, ainsi que l’AEB (Association des employeurs du Burundi). Remy Nsengiyumva indique que cette institution a pour mission de promouvoir des dialogues entre les trois parties pour que tout le monde puisse travailler en paix, afin de pouvoir donner une bonne production.
Concernant les secteurs informels dont les employeurs ne donnent pas des contrats aux employés ou ne donnent pas des cotisations pour leur sécurité sociale ou leur pension, Juvenal Ndayikengurukiye, représentant de l’AEB en province de Burunga indique que ce combat a déjà commencé et que les employeurs comprennent cette politique. Il indique ensuite que ce combat nécessite l’implication de tous car, la demande d’emploi ou la signature des contrats vient des compromis entre les parties prenantes, ce qui demande des enseignements et des formations pour la compréhension.
Léopold Maroha
