La saison culturale C bat actuellement son plein dans la commune Musongati. Cette dernière a mis à disposition des semences améliorées comme le maïs hybride PAN53 ainsi que des fertilisants naturels et chimiques, dans le but d’intensifier la production agricole durant la période sèche. Cela ressort de l’interview accordé récemment au Journal « le Renouveau du Burundi » par Jean Claude Ndayishimiye, agronome communal de Musongati.

Comme l’a indiqué M. Ndayishimiye, agronome communal, la combinaison des semences améliorées, engrais appropriés et disponibilité des pesticides constitue un socle d’une bonne production.
M. Ndayishimiye se montre confiant : « La production de la saison culturale C sera satisfaisante en raison de l’adoption générale du fumier naturel, d’engrais chimiques et la bonne préparation des marais pour l’irrigation» .
Sur le terrain, les agriculteurs attestent de cette dynamique. Jean Claude Niyongabo, cultivateur de haricot et maïs à Musongati, explique : « Avec les semences de PAN53 et suffisamment d’engrais, nos champs dans les marais sont plus vigoureux. On constate moins de ravageurs et un maïs plus dense». Un second agriculteur, Marie-Claire Nduhutse, ajoute : « Avant, la saison sèche était une pause. Maintenant, la saison C nous permet de cultiver du manioc, le haricot et même les colocases grâce à des semences certifiées ».
L’approvisionnement en fertilisant fait défaut
Mais tout n’est pas gagné. L’approvisionnement en fertilisants pose problème car certaines familles ont observé de longs retards. Ces lenteurs freinent la mise en œuvre optimale de la saison C dans des zones enclavées. Un défi supplémentaire est celui de l’irrigation. Le manque d’eau au niveau certaines collines limite l’irrigation domestique, pourtant encouragée par les autorités . Sans investissements dans des systèmes comme les motopompes ou l’irrigation goutte-à-goutte, les rendements restent vulnérables face à la sécheresse. Malgré cela, la modernisation progressive, via la distribution de semences améliorées et l’encadrement technique, renforce les capacités des agriculteurs comme l’a souligné M. Ndayishimiye.
La saison culturale C à Musongati présente ainsi un potentiel réjouissant. L’association de semences améliorées, d’engrais et du cadre technique pose les bases d’une récolte prometteuse. Toutefois, pour réaliser pleinement cet essor, il est essentiel de résoudre les lenteurs dans la distribution des intrants et renforcer les systèmes d’irrigation à l’échelle domestique et collinaire.
La saison cultural C constitue un important levier de sécurité alimentaire à Musongati, en transformant la période sèche en une opportunité de production. Si les entraves logistiques et hydriques sont levées, la commune et les agriculteurs pourront concrétiser le potentiel d’une agriculture plus productive et résiliente.
Mynka Careille Iriho
