Sous le haut patronage du chef de l’Etat burundais et président en exercice de l’Union africaine Evariste Ndayishimiye, la CNPS (Commission nationale de la protection sociale) a tenu une assemblée générale pour la neuvième édition, le lundi 15 juin 2026 au Palais présidentiel Ntare Rushatsi. On a recommandé les gouverneurs des provinces et les administrateurs communaux d’instruire les leaders des coopératives et autres associations, afin qu’ils adhèrent aux systèmes d’assurance maladie pour éviter les dépenses catastrophiques liées aux soins de santé qui les plongent dans la pauvreté en cas de problème de santé.

Evariste Ndayishimiye a indiqué que le Burundi s’est doté d’une nouvelle politique nationale de protection sociale 2024-2033 ce qui, selon lui, manifeste de nouveau, la volonté du gouvernement d’œuvrer pour le bien-être du citoyen burundais. «Dans le cadre de la Vision du Burundi pays émergent en 2040 et pays développé en 2060, le gouvernement du Burundi poursuivra et renforcera les mesures de protection sociale en faveur des plus vulnérables à travers les projets de transferts monétaires, les travaux publics à haute intensité de main d’œuvre (TP-Himo), la gratuité scolaire à l’école fondamentale, la prise en charge des soins de santé pour les mères qui accouchent et les enfants de moins de cinq ans, la prise en charge des pathologies particulières comme le paludisme, la tuberculose, le VIH/Sida, la gratuité des soins de santé pour les retraités affiliés à la mutuelle de la fonction publique, l’amélioration progressive de la pension de la retraite et bien d’autres», a-t-il rassuré.
Les autorités locales mobilisées pour intensifier la sensibilisation communautaire
M. Ndayishimiye a souligné que la protection sociale reste toujours une des préoccupations qui tiennent à cœur le gouvernement burundais. Il a également interpelé les administratifs à la base, à renforcer la sensibilisation pour que la population s’approprie de cette bonne pratique d’entraide mutuelle et sociale qui a toujours caractérisé le peuple burundais. «La politique nationale de protection sociale nous concerne tous, sûrement à des moments différents de notre vie», a-t-il rappelé.
M. Ndayishimiye a, en outre, recommandé aux gouverneurs de province et administrateurs communaux d’instruire les leaders des coopératives et autres associations, afin qu’ils adhèrent aux systèmes d’assurance maladie existants pour éviter les dépenses catastrophiques liées aux soins de santé qui les plongent dans la pauvreté en cas de problèmes de santé. «Nous saisissons cette occasion pour saluer le travail de l’ensemble des promoteurs et opérateurs privés qui soutiennent le gouvernement dans la mise en œuvre de la politique nationale de protection société», a souligné M. Ndayishimiye.
Il indique qu’en étroite collaboration avec tous les membres de la Commission, tous les compatriotes et partenaires au développement, on est engagé à prendre toutes les mesures nécessaires pour réduire sensiblement la pauvreté au Burundi. «Chacun est invité à donner sa contribution pour la réussite de ce pari et nous sommes déterminés à ne laisser personne pour compte car, comme nous le disons toujours, «Turikumwe twese birashoboka (Tous ensemble c’est possible) », a-t-il conclu.
Etienne Nduwimana
