La sous-secrétaire général de la Fédération internationale de la Croix-rouge (FICR) en charge de la diplomatie humanitaire, Nena Stoiljkovic vient de conclure une visite de travail de trois jours au Burundi. Elle a visité différents sites de déplacés dont celui des déplacés internes de Gateri, le site de transit des refugiés congolais ainsi que la zone Gatumba.

« C’est ma première visite au Burundi, mais je me suis réjouie de l’hospitalité qui m’a été réservée. Durant les 3 jours de ma visite, je n’ai pas pu couvrir toutes les activités faites par la Croix Rouge Burundi mais j’apprécie positivement le travail abattu par le secrétaire général de la Croix-rouge Burundi, Anselme Katiyunguruza et son équipe », a apprécié Mme Stoiljkovic. Elle a indiqué que pour visiter les sites de Gateri et Cishemere, on voulait recueillir les raisons pour lesquelles les gens quittent leurs maisons ou communautés pour se déplacer vers un autre endroit ou un autre pays. « Le site de Gateri héberge les gens déplacés de Gatumba à cause de la montée des eaux du lac Tanganyika depuis 2023. Nous étions donc allé voir comment la Croix-Rouge Burundi collabore avec certaines agences et on a pu mettre quelques maisons d’habitations ensemble pour essayer d’améliorer leurs conditions de vie », a-t-elle indiqué.
Le deuxième site qui a été visité est celui de Cishemere, un des centres de transit des refugiés congolais où on a pu s’enquérir de la situation qui y prévaut et ce qui se passe surtout pour les veuves immigrantes. « Ça a été aussi une occasion de visiter l’agence de la Croix-Rouge de Cibitoke et nous avons trouvé qu’elle est très bien organisée avec la possibilité de pouvoir héberger les visiteurs. C’est un témoignage vivant qui montre que la Croix-Rouge Burundi entretien de bonnes relations avec son personnel et ses volontaires. Nous saluons aussi le fait que la Croix Rouge Burundi a créé ses propres sources de revenus », a-t-elle déclaré. La différence qu’elle a constatée en comparant le Burundi aux autres pays, est que la Croix-Rouge Burundi investit grandement dans le volontariat.
Impliquer les partenaires du secteur privé, un atout
En ce qui est des partenariats, Mme Stoiljkovic a salué l’implication des banques et des sociétés d’assurance dans les actions humanitaires. Elle a recommandé la Croix-Rouge à continuer d’élaborer des projets pouvant inciter le secteur privé à s’impliquer financièrement. Elle a tenu à remercier la Croix-Rouge Burundi pour le travail abattu et l’encourage à continuer de servir de modèle pour les autres pays africains en investissant surtout dans le volontariat et dans la technologie digitale pour faciliter la collecte des fonds, mais aussi dans l’implimentation de l’action humanitaire en travaillant avec les partenaires du secteur privé.
« Nous ne ménagerons aucun effort pour soutenir la Croix-Rouge Burundi à créer ses propres sources de revenus parce que les fonds alloués à l’action humanitaire est en train d’être revus à la baisse. Donc, il faut chercher à faire quelque chose pour pouvoir générer des revenus », a-t-il conclu.
Quant au secrétaire général de la CroixRouge Burundi, Anselme Katiyunguruza, il a indiqué aux déplacés du site de Gateri que les visiteurs ont amené un don composé du matériel scolaire et une aide qui va permettre aux femmes braves de pouvoir s’autonomiser.
Cette haute autorité de la FICR a visité également Gatumba au niveau de la zone qui a été victime de la montée des eaux du lac Tanganyika et de la rivière Rusizi où la branche de la Croix Rouge de Gatumba était en train de désinfecter ces eaux, afin de lutter contre certaines maladies liées à l’insalubrité avant de se rendre à la frontière du Burundi et la République démocratique du Congo à Gatumba.
Olivier Nishirimbere
