Sous l’égide de son président Daniel Gélase Ndabirabe, l’Assemblée nationale du Burundi s’est réunie en séance plénière le mercredi 20 mai 2026 au palais des congrès de Kigobe. Lors de cette séance, les élus du peuple ont approuvé à l’unanimité la candidature de Thierry Kitamoya proposé par le chef de l’Etat burundais au poste de commissaire au sein de la Ceni (Commission électorale nationale Indépendante). Les députés ont aussi passé à l’analyse du rapport définitif d’audit de la cour des Comptes relatif à la gestion de la DGAP (Direction générale des affaires pénitentiaires) pour le cas de la prison de Bubanza.

L’Assemblée nationale du Burundi a approuvé à l’unanimité le nom de Thierry Kitamoya proposé par le chef de l’Etat burundais au poste du commissaire chargé de la logistique électorale et des approvisionnements au poste de la Ceni.
Les élus du peuple ont passé par la suite à l’analyse du rapport définitif d’audit de la cour des comptes relatif à la gestion de la DGAP. Alfred Ahingejeje, ministre de la Justice, des droits de la personne humaine et du genre a indiqué que les mécanismes de gouvernance et de contrôle interne existent dans toutes les prisons en général et dans la prison de Bubanza en particulier. Il a fait savoir que ce personnel pénitentiaire est appuyé par la police pénitentiaire et le corps médical.S’agissant de la gouvernance, M. Ahingejeje a signalé que chaque prison a un directeur appuyé par les chefs de service (service juridique, service social, service production, service administration et le service logistique) et les agents pénitentiaires. «Malgré la présence de l’ensemble de personnel, on remarque des manquements surtout liés à leur effectif insuffisant, au manque de formation et au mauvais comportement pour certains», a-t-il affirmé. Il a ensuite précisé que le ministère envisage de doter le personnel suffisant à toutes les prisons et la prison de Bubanza en particulier. « Cela demande des fonds mais on va le faire progressivement», a-t-il déclaré.
La mauvaise tenue des registres n’entrave pas le désengorgement des prisons
M. Ahingejeje a souligné qu’on remarque qu’il y a un problème dans la tenue des registres et classement des dossiers des prisonnies dans certaines prisons. Selon lui, cela ne constitue pas une entrave dans la mise en œuvre des mesures de désengorgement parce que les structures chargées de mettre en œuvre ces mesures notamment les cadres du ministère spécialement ceux de la Direction des Affaires Pénales et des Détentions, les officiers du Ministère public, ou dans certains cas les commissions mises en place par la superstructure ne se fient uniquement pas à ces registres. M. Ahingejeje a également signalé que le plan d’extension de toutes les prisons, y compris celle de Bubanza, existe. Cependant, pour certaines prisons à l’instar de celle de Bubanza, les terrains ne sont pas disponibles du fait que certains terrains de la prison ont été attribués à des particuliers par les services de l’urbanisme, et sont donc entourées par des ménages.
Pour mettre en place le suivi régulier de l’application des recommandations de la cour des comptes, M. Ahingejeje a indiqué que la ministère va transmettre un projet de décret portant réorganisation de la DGAP afin de mettre à jour et de redynamiser les missions de contrôle de gestion des prisons. Ces descentes seront menées par les inspecteurs des prisons, le service de la comptabilité et des approvisionnements de la DGAP, l’inspection générale du ministre de la justice.
Etienne Nduwimana
