Le Premier ministre burundais, Nestor Ntahontuye, a reçu en audience, le vendredi 15 mai 2026 dans le palais présidentiel Ntare Rushatsi, Emmanuella Muscara, chef de Mission de l’OIM (Organisation internationale pour les migrations) au Burundi. Lors de cette rencontre, les deux personnalités ont échangé sur les avancées réalisées par le Burundi dans la lutte contre la traite des êtres humains, notamment en matière de protection des victimes de traite, de violences et d’abus, de poursuite des criminels impliqués dans ces actes, ainsi que des mesures de prévention visant à éradiquer ce phénomène dans le pays.

(Photo Etienne Nduwimana)
Emmanuella Muscara a indiqué qu’elle était venue dans le cadre d’une visite de courtoisie pour discuter avec le Premier ministre burundais de sujets d’intérêt commun. Elle a signalé qu’ils ont discuté des avancées du Burundi dans la lutte contre la traite des êtres humains pour protéger les victimes de traite, de violence et d’abus, pour continuer la poursuite des criminels qui sont derrière la traite, mais aussi pour prévenir la traite des êtres humains au pays . « Le Burundi a fait des avancées énormes dans les années passées. La poursuite des criminels a augmenté depuis 2018 », fait-elle savoir. Elle souligne que dans cette audience, on a discuté des efforts conjoints et de l’appui que l’OIM peut apporter au gouvernement dans cette démarche.
Planification et stratégies pour la réintégration des populations déplacées
Mme Muscara a poursuivi en indiquant qu’ils ont également discuté du retour des Burundais en provenance de la Tanzanie, de l’accueil réservé par l’Etat à ses citoyens rapatriés de la Tanzanie ainsi que d’autres pays, et des défis liés à leur réintégration dans leurs communautés d’origine. « Nous avons réitéré l’appui que l’OIM : et l’ensemble du système des Nations unies, peuvent apporter au gouvernement dans le cadre de la coordination et de la planification des interventions de tous les acteurs ; en lien avec la Vision nationale 2040-2060, le plan national de développement ainsi que les différentes stratégies et plans opérationnels relatifs à la réintégration », a précisé Mme Muscara. Elle a ajouté qu’ils ont également échangé sur les déplacements de populations liés au changement climatique et aux catastrophes naturelles et que ces discussions ont porté sur l’appui du gouvernement en matière d’alertes précoces, de réponses aux situations d’urgence et de réintégration des personnes déplacées à la suite, par exemple, de la montée des eaux, de fortes pluies ou d’autres aléas climatiques.
Moïse Nkurunziza, porte-parole du Premier ministre, a indiqué que le Premier ministre burundais a beaucoup apprécié le travail que l’OIM accomplit habituellement au Burundi. Il signale qu’il a déclaré que cette agence des Nations unies n’est pas présente au Burundi depuis très longtemps, mais que ses actions dans le pays sont visibles et dignes d’appréciation, notamment envers les personnes aidées, qu’il s’agisse des déplacés à cause du changement climatique et des catastrophes naturelles, ou d’autres personnes qui rentrent de la Tanzanie. « Le Premier ministre les a encouragés de continuer de fournir leur appui et a aussi rassuré qu’il ne ménagera aucun effort pour que le Burundi devienne un pays exemplaire en Afrique. », a-t-il signalé.
Etienne Nduwimana
