Le ministère de l’Intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique, avec l’appui du Ladec, a procédé le mercredi 6 mai 2026, à la présentation de la Plate-forme digitale d’état civile et de la production de la carte nationale d’identité biométrique. Le secrétaire permanent au sein de ce ministère, le général de brigade Richard Ndayisaba a révélé que cette digitalisation constitue un levier stratégique pour le développement du Burundi.

(Photo : Moïse Nkurunziza)
Selon cette autorité, ce système apporte des avantages majeurs à la fois pour l’Etat et les citoyens et présente au moins cinq bénéfices. Il s’agit notamment de la fiabilité et la sécurisation de l’identité à travers la réduction drastique des fraudes et des doublons grâce aux données biométriques. Il y a également l’amélioration de la gouvernance et l’accès aux services sociaux de base et la meilleure gestion de la politique démographique. D’autres atouts sont entre autres la production des statistiques d’état civile, de l’interopérabilité des systèmes et efficacité administratives à travers la base des données centralisée et fiable ainsi que le renforcement de la sécurité nationale à travers un meilleur contrôle des frontières et lutte contre la criminalité.
L’engagement du gouvernement du Burundi fortement apprécié
Le directeur gérant de Ladec (Land and development expertise center), Séverin Nibitanga a salué la vision du gouvernement burundais qui place la modernisation de l’Etat, la réforme administrative et la digitalisation des services publics au cœur de son action. Même son de cloche du représentant du Bureau de coopération de Suisse au Burundi, John Buchwalder qui a exprimé son appréciation sur l’engagement du Burundi dans un processus ambitieux de modernisation des services de l’Etat et de renforcement des institutions publics. «Les réformes en cours témoignent d’une volonté claire consolide l’efficacité de l’action publique, rapprocher l’administration aux citoyens, renforcer la capacité de l’Etat dans les bonnes manières cohérentes et équitables aux besoins de la population ».
Malgré la présentation de cette plate-forme, a également indiqué le secrétaire permanent au ministère de la sécurité publique, quelques défis restent à relever. Il s’agit entre autre de la couverture en électricité et en internet dans tous les centres d’enregistrement et formations sanitaires, de la formation des acteurs dans le domaine, de l’achat des kits pour la production accélérer de la carte nationale d’identité biométrique. «J’interpelle tous les partenaires nous accompagner dans ce processus».
Moïse Nkurunziza
