
La Croix-Rouge du Burundi a procédé le vendredi 17 avril 2026 aux cérémonies de remise des infrastructures sanitaires et des bladders d’eau dans le camp des réfugiés congolais situé sur la colline Busuma, commune Ruyigi en province de Buhumuza. Etienne Ndikuriyo chargé du partenariat stratégique au sein de la Croix rouge du Burundi a indiqué que ces activités ont été réalisées pour contribuer au maintien de l’hygiène et l’assainissement dans ce camp.
Salvator Bigirimana, chef de cabinet du gouverneur de la province de Buhumuza, a indiqué qu’à l’arrivée des réfugiés congolais à Busuma, les conditions n’étaient pas favorables, mais la situation s’est améliorée grâce à l’appui de la Croix-Rouge du Burundi, notamment pour l’accès à l’eau et l’installation des latrines. Il a rappelé que l’absence de l’eau et latrines peut entraîner des épidémies comme le choléra, tout en saluant les actions menées et en appelant à préserver les infrastructures et protéger l’environnement du camp de réfugiés de Busuma.

Etienne Ndikuriyo a par ailleurs indiqué que la Croix rouge du Burundi a procédé à la remise officielle de ces infrastructures à l’Onapra (Office national de protection des réfugiés et des apatrides), une initiative menée en réponse au mouvement de population congolaise installée dans le camp de Busuma. « En plus de ces latrines, dans le domaine de l’hygiène et l’assainissement, nous avons contribué de manière très significative à l’approvisionnement en eau potable », a-t-il précisé. Il a ajouté que, lors du transfert des réfugiés congolais vers ce site, des bladders (réservoirs) ont été mis en place afin de stocker l’eau, et des rampes ainsi que des robinets ont été installés pour permettre à la population de puiser l’eau. « Depuis l’arrivée des réfugiés jusqu’aujourd’hui, nous avons disponibilisé des camions-citernes afin de continuer l’approvisionnement en eau potable », a-t-il poursuivi.
Prévenir des épidémies liées au manque d’hygiène
M. Ndikuriyo a précisé que, grâce à un partenariat avec la Croix-Rouge française et d’autres partenaires, la Croix-Rouge du Burundi envisage de mettre en place un autre système de traitement de l’eau sur place. Il s’agit d’équipements adaptés et de la mise à disposition d’équipes disposant de l’expertise nécessaire pour traiter l’eau directement. Selon lui, cela permettra d’installer des réservoirs de conservation afin d’assurer un accès durable à l’eau pour cette population.« Aujourd’hui, comme vous le savez, les normes exigent au moins 15 litres d’eau par jour et par ménage », a-t-il rappelé. Il a précisé qu’actuellement, environ (6) litres d’eau sont mis à la disposition de chaque personne, ce qui constitue une avancée, car au début, la situation était plus difficile. « Nous voulons continuer avec nos partenaires à réfléchir afin de trouver des solutions suffisamment pérennes pour que cette population réfugiée puisse bénéficier de l’eau », a-t-il conclu.
Fiacre Nkunzimana quant à lui, représentant de l’Onapra (Office national de la protection des réfugiés et apatrides) dans les camps des réfugiés des sites de Bwagiriza, Nyankanda, Kavumu et Busuma, a souligné que la Croix-Rouge a apporté un appui considérable. Il a rappelé que les réfugiés sont arrivés dans un camp qui n’était pas encore bien aménagé. « La Croix-Rouge du Burundi a constaté qu’il fallait des toilettes et douches, puis elle les a construites », a-t-il affirmé. Egalement, que l’aide apportée demeure insuffisante et a demandé à ceux qui le peuvent de continuer à soutenir ces initiatives.
Etienne Nduwimana
