L’ambassade de la République populaire de Chine au Burundi a organisé dans l’après-midi du mercredi 8 avril 2026 une conférence de presse pour faire le briefing sur les « deux sessions » et le 15e Plan quinquennal de la Chine récemment adopté. L’ambassadeur Zhu Kewei a fait savoir que ce plan ouvre un nouveau chapitre dans le développement de haute qualité de la Chine et offre de nombreuses opportunités aux autres pays du monde dont le Burundi surtout en matière de coopération économique et développement durable.

L’ambassadrice Kewei a fait savoir que le 15e Plan quinquennal de la Chine 2026-2030 contient des tâches stratégiques majeures visant la promotion du développement de haute qualité de la Chine et le renforcement du secteur économique national.
Dans un contexte d’instabilité et d’incertitude mondiale croissante, la Chine devient une source de certitude et de stabilité à l’échelle mondiale, d’après Mme Kewei. A cet effet, elle a précisé que le 15e Plan quinquennal chinois présente des opportunités aux autres pays du monde ainsi que des perspectives prometteuses plus accessibles. « Quand nous parlons de la Chine, nous pensons toujours à la stabilité, au développement, à l’innovation et à l’ouverture. […] ce que nous souhaitons faire, ce n’est pas de fournir des poissons aux autres pays, mais de leur apprendre aussi à pêcher », a-t-elle fait entendre.
Avec cette planification stratégique chinoise à l’horizon 2030 et la vision nationale du Burundi 2040-2060, il existe des opportunités de travailler ensemble. Et la synergie de ces deux politiques stratégiques va certainement créer plus d’occasions de coopération à travers le partage d’expérience en matière de gouvernance mais aussi de développement socio-économique, a expliqué cette diplomate chinoise.
Poursuivre les projets en cours
Mme Kewei a, en outre, annoncé le soutien de la Chine aux priorités du gouvernement burundais, la poursuite de la mise en œuvre des projets en cours de réalisation notamment la réhabilitation de l’aéroport international Melchior Ndadaye dont la fin des travaux est prévue fin 2026 ainsi que le lancement du projet de la construction du bâtiment du ministère en charge des affaires étrangères à Gitega. « Ce sont des projets qui vont jouer un rôle très important dans le développement économique et social du Burundi », a renchéri Mme Kewei.
En plus de la consolidation de la coopération dans les domaines tels que l’agriculture, la santé et les infrastructures, il y aura également l’exploration de nouvelles possibilités dans les secteurs émergents comme les énergies renouvelables, le commerce et autres, tout en renforçant les échanges humains. Mme Kewei est aussi revenue sur le café burundais, exporté vers la Chine qui est très épris par les Chinois.
Tous les pays africains exempts des droits de douane
Concernant la coopération économique multilatérale, la Chine a pris une décision depuis le 14 février 2026 concernant l’application du traitement à zéro droit de douane à tous les pays africains avec lesquelles elle entretient des relations diplomatiques à partir du 1er mai 2026. Selon Zhang Shengbin, conseiller à l’ambassade de Chine, au moment où beaucoup de pays se bousculent pour ériger des barrières tarifaires, la Chine adopte une stratégie inverse. M. Shengbin a ainsi expliqué trois raisons qui motivent le choix de cette option. Il s’agit de favoriser le multilatéralisme, de s’aligner aux orientations de son développement ainsi que le changement de stratégie de développement de la Chine.
Claude Hakizimana
