Le porte-parole du ministère de l’Intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique, Pierre Nkurikiye, a présenté aux médias trois groupes des présumés criminels dont un groupe de six policiers, dont un en cavale, reprochés d’avoir commis de graves infractions notamment l’extorsion, l’usage de fausse identité, usurpation de fonction et usage illégal d’uniformes et effets policiers.

Deux premiers groupes présentés concernant des gens présumées pour avoir volé des véhicules. Le premier cas récent que M. Nkurikiye a présenté remonte au 1er avril 2026. Il implique deux mécaniciens qui, selon M. Nkurikiye, ont planifié le vol d’un véhicule de type Toyota probox immatriculé J9352 A appartenant à Jamil Kodja, de nationalité indienne. « Après la plainte de la victime, la police a retrouvée le véhicule un jour après. Il était garé dans un garage situé à Buyenzi après que ces gens avaient déjà réussi à changer la couleur grise en blanche et à enlever le numéro d’immatriculation ».
Le deuxième cas concerne un vol présumé commis par deux personnes qui se sont déguisées en commissionnaire sur les fils d’attente du carburant à la station dit Dorsale. Ces deux individus présentés ont été arrêtés au moment où ils voulaient vendre ce véhicule volé de marque Ractis à dix millions de francs burundais. « L’acheteur a douté de ce prix pour un véhicule tout neuf et a informé la police », a précisé M. Nkurikiye. Face à ces deux cas, M. Nkurikiye a invité les conducteurs des véhicules à être très vigilants pour faire face notamment aux gens en possession de fausses clés.
Le groupe de cinq policiers présentés et un en cavale sont accusés d’avoir arrêté à son domicile un habitant du quartier Mirango et de lui avoir extorqué une somme de 15 millions de francs burundais. « Ils lui ont menti qu’il est recherché par le Service national de renseignement pour des fautes lourdes qui risques de lui coûter la vie », a détaillé M. Nkurikiye. Il a également indiqué qu’un dossier judiciaire allait être confectionné pour les poursuites pénales.
M. Nkurikiye est revenu enfin sur ce qu’il a qualifié d’acte criminel commis par un policier à Nyabihanga, province de Gitega. « Le policier a tué un conducteur de taxi moto et la victime a succombé sur le champ ». Condamnant et présentant les condoléances à la famille éprouvée au nom du ministère, Pierre Nkurikiye a indiqué que la justice sera rendue pour que l’auteur puisse répondre de ses actes.
Moïse Nkurunziza
