Dans les avis des parents, on remarque une prise de conscience de l’importance de l’éducation préscolaire dans le développement de leurs enfants. C’est une étape qui englobe inclusion de l’enfant en milieu scolaire, encadrement, sécurité des enfants et acquisition des bases des apprentissages. Toutefois, certains défis existent comme l’accès limité, le programme qui n’est pas unifié et la qualité d’encadrement différente. Cela ressort des avis de certains parents lors d’un entretien accordé au journal « Le Renouveau du Burundi » le vendredi 3 avril 2026.

«Avec l’âge préscolaire, les enfants apprennent à vivre avec les autres en milieu scolaire, à être discipliné et créatif, à respecter certaines règles de conduite en famille ;…», a fait savoir un parent d’un enfant fréquentant l’école maternelle à l’Institut saint Jacques de Rohero qui a requis l’anonymat.
De même, Francine Ndayiziga, un parent d’un enfant qui fréquente l’école maternelle de l’Eglise méthodiste libre de Gisovu en commune de Bubanza a fait savoir que c’est à partir de l’âge préscolaire que l’enfant commence à apprendre à s’adapter à la gestion du temps et au respect de certaines règles de conduite à l’école. Cela permet également à l’enfant d’éviter l’échec scolaire. « Un enfant de la maternelle doit savoir l’heure du début des cours et de rentrée, il doit savoir la conduite à tenir en classe.
Aussi, l’éducation préscolaire vise un encadrement structuré et sécurisé des enfants. Vianney Ntakirutimana, un parent habitant au quartier Mutakura a fait savoir que beaucoup de parents n’ont pas du temps pour assurer un bon encadrement de proximité de leurs enfants. « Avec l’école maternelle, l’enfant obtient une bonne éducation sociale. C’est aussi à la maternelle qu’on fait naitre le goût et l’amour de l’école par un apprentissage précoce des lettres et des chiffres ou des chansons qui permettent une adaptation au rythme de l’école primaire», a-t-il souligné.
« On est plus sûr de la sécurité de nos enfants quand ils sont à l’école pendant la journée. », a ajouté M. Ntakirutimana.
Les écoles maternelles sont chères et rares, un avis de Jean Claude Tuyishime, un parent des enfants fréquantant l’Ecole notre dame de la paix de Bubanza et école maternnelle de l’Ecofo Mitakataka. « Les écoles maternelles ne sont pas suffisantes. Cela fait que les prix se fixent unilatéralement par les autorités scolaires afin de limiter les places.», a-t-il fait savoir.
Les écoles maternelles offrent aux enfants un cadre de jeux et d’épanouissement mais les programmes suivis diffèrent d’une école à une autre. « J’ai des enfants qui fréquentent 2 écoles différentes mais ils n’étudient pas la même chose à l’école», a fait savoir M. Tuyishime.
Ferdinand Hakizimana (Stagiaire)
