Au cours de la séance plénière tenue le vendredi 3 avril 2026 sous l’égide du président du Sénat, Gervais Ndirakobuca, les sénateurs ont examiné le projet de loi portant modification de certaines dispositions de la législation relative à la protection sociale des travailleurs, comme l’avait annoncé le chef de l’Etat, Evariste Ndayishimiye en 2020

Dans ces travaux,le gouvernement était représenté par le ministre de la Fonction publique, du travail et de l’emploi, Gabriel Nizigama, qui a exposé les motivations de cette révision. Il a indiqué que cette initiative trouve son origine dans les engagements pris par le chef de l’État lors de son investiture, visant à améliorer les conditions de vie des retraités.
Toutefois, a-t-il précisé, les projections initiales se sont heurtées à des contraintes financières, notamment au regard des capacités des caisses de sécurité sociale, en l’occurrence l’Ins titut national de sécurité sociale (INSS) et l’Office national des pensions et risques professionnels (ONPR).

Pour rendre applicable cette réforme, le gouvernement s’est engagé dans la mobilisation progressive des ressources financières. M. Nizigama a comparé cette démarche à celle d’un agriculteur qui sème en espérant une bonne récolte, mais qui peut faire face aux aléas climatiques, tels que la sécheresse ou les pluies excessives, compromettant ainsi les rendements attendus.Malgré ces défis, le gouvernement a réussi à mobiliser une enveloppe d’environ sept milliards de francs burundais. Cette somme devrait permettre de concrétiser la volonté de l’Exécutif d’accorder aux retraités une allocation équivalente à leur dernier salaire perçu en activité.
Au terme des échanges, les sénateurs ont apporté plusieurs amendements au projet de loi, lesquels ont été adoptés après analyse et consensus.Les débats ont également été marqués par des préoccupations relatives aux bénéficiaires des prestations en cas de décès du retraité. À ce sujet, M. Nizigama a précisé que ces droits re viendraient au conjoint survivant, aux enfants âgés de moins de 21 ans ou, à défaut, aux parents du défunt.Par ailleurs, il a été indiqué que les fonds déjà mobilisés couvriront les retraités depuis l’année 2020, période correspondant à l’annonce de cette mesure par le chef de l’État, jusqu’à l’adoption et la promulgation de ladite loi.
Amédée Habimana
