A l’occasion de la 11e édition de la Journée africaine de l’alimentation scolaire célébrée à l’Ecofo Kagwema I, la Première dame Angeline Ndayishimiye, le ministre de l’éducation nationale et de la recherche scientifique François Havyarimana et le représentant du Pam, Jean Noël Gentile ont tous réaffirmé l’importance vitale des cantines endogènes. Entre sécurité alimentaire, excellence scolaire et dynamisme économique, le modèle burundais s’impose comme une référence continentale.

La Première dame du Burundi, Angeline Ndayishimiye, exprime sa profonde gratitude envers les partenaires de ce programme d’alimentation scolaire notamment la Chine, la Banque mondiale, l’Unicef et le Pam. Elle indique que ce programme arrive à point nommé pour permettre aux enfants d’apprendre dans des conditions optimales. « Dans le passé, certains élèves abandonnaient l’école faute de nourriture suffisante », rappelle-t-elle, tout en soulignant que la présence des cantines scolaires réduit les déplacements risqués des enfants vers leurs domiciles à l’heure du déjeuner.
La Première dame insiste également sur le lien indissociable entre nutrition et santé. Elle exhorte les élèves à une hygiène rigoureuse lavage des mains et propreté des infrastructures pour barrer la route aux maladies telles que le choléra ou la Mpox. S’adressant aux forces vives de la nation, elle appelle les agriculteurs à augmenter leur production et les parents à s’impliquer activement, citant en exemple des modèles de réussite observés lors de ses visites à l’étranger.
Une éducation inclusive portée par la production locale
Le ministre de l’éducation et de la recherche scientifique, François Havyarimana, salue l’engagement de la Première dame du Burundi Angeline Ndayishimiye. Il fait savoir que le thème de cette édition, axé sur l’éducation inclusive et les productions locales, est crucial pour le Burundi de demain. Selon lui, les résultats sont tangibles : « depuis le lancement du programme en 2018, le taux d’abandon scolaire a drastiquement diminué tandis que les performances académiques progressent.»
M. Havyarimana poursuit en soulignant le rôle moteur des coopératives agricoles. Il précise que le programme ne se contente pas de nourrir les enfants, mais soutient directement l’économie des ménages ruraux. Pour garantir une équité parfaite, il invite les partenaires gérant des écoles privées à emboîter le pas au secteur public. Il conclut ses propos en réitérant l’importance de l’hygiène domestique et scolaire comme rempart sanitaire essentiel.
L’impact socio-économique : la vision des partenaires
De son côté Jean Noël Gentile, représentant du Pam au Burundi, souligne l’honneur pour son organisation de soutenir ce « Programme national d’alimentation scolaire endogène ». Il révèle des chiffres éloquents : en 2025, plus de 960 000 enfants ont bénéficié de ces repas dans plus de 1 000 écoles à travers le pays. « Nourrir un enfant à l’école, c’est investir durablement dans l’avenir », affirme-t-il, notant que chaque dollar investi génère 6 dollars de bénéfices socio-économiques.
Le représentant du Pam précise que 6,8 millions de dollars ont été injectés dans les économies locales via l’achat de denrées auprès de 90 coopératives. Tout en célébrant le leadership du Burundi, il énumère les défis persistants, notamment la nécessité de renforcer la coordination intersectorielle et les infrastructures scolaires. Il réitère l’engagement du système des Nations Unies à accompagner le gouvernement vers l’objectif de couverture universelle à l’horizon 2032.
Ladite journée, marquée par une forte mobilisation communautaire, s’est achevée dans la joie avec la remise de matériel sportif, symbolisant l’épanouissement complet, physique et intellectuel, de la jeunesse burundaise
Jean Marie Ndayisenga
