A l’approche de la Journée internationale de sensibilisation à l’autisme célébrée le 2 avril, l’APEIH (Association pour la promotion de l’environnement inclusif aux personnes vivant avec handicap) organise une semaine d’activités pour informer, dépister et accompagner les enfants autistes, tout en luttant contre les préjugés encore tenaces dans la société. Au Burundi, la méconnaissance de l’autisme reste un défi majeur. C’est dans ce contexte que l’APEIH, à travers son département chargé du suivi et de l’accompagnement des enfants en situation de handicap, a lancé une semaine de sensibilisation à l’autisme, du 23 au 27 mars 2026 à Bujumbura.
Selon Alexandre Bukuru, psycho-éducateur spécialisé, cette initiative s’inscrit dans la dynamique mondiale de préparation de la journée du 2 avril dédiée à la sensibilisation à l’autisme dans le monde entier. « Nous avons voulu anticiper cette date en organisant des activités permettant d’éclairer la population sur l’autisme », explique-t-il. L’objectif principal de cette campagne est de combler le manque d’informations sur l’autisme au sein de la population burundaise.
Pour M. Bukuru, il est essentiel que les citoyens comprennent cette condition afin d’adopter des attitudes appropriées envers les enfants concernés. « Beaucoup de gens ne savent pas comment se comporter face à un enfant autiste. Cette semaine vise à leur montrer comment les accompagner au quotidien, que ce soit à l’école ou à la maison », précise-t-il. Au-delà de la sensibilisation, cette semaine est également marquée par des activités de dépistage. Les parents qui le souhaitent ont fait examiner leurs enfants afin de détecter d’éventuels signes d’autisme. Parmi les initiatives concrètes, l’école inclusive « Les Petits Trésors », située à Mont Sion joue un rôle clé. Cette structure accueille des enfants autistes et leur offre un encadrement adapté, chaque jour de 8h à 13h.
M. Bukuru souligne qu’il y a des parents qui refusent d’admettre la situation. C’est un combat que nous menons également durant cette semaine pour les aider à comprendre et à accepter de mieux accompagner leurs enfants. Cependant, des avancées sont visibles. Certains parents ont déjà pris conscience de la situation et s’impliquent activement dans l’accompagnement de leurs enfants. Pour l’APEIH, ce type d’établissement représente un modèle à promouvoir afin de garantir une meilleure intégration des enfants autistes dans la société burundaise.
Yvette Mukeshimana (Stagiaire)
