Dans le cadre de la redynamisation de l’organe de régulation des pairs dans le secteur des médias au Burundi, différents acteurs y impliqués se sont réunis le mercredi 25 mars 2026, à Bujumbura dans une réunion de réflexion. L’assistant du ministre en charge des médias; Jean Claude Nizigiyimana a reconnu la valeur ajoutée qu’apportera cet organe. L’ancien président du Burundi Sylvestre Ntibantunganya a prodigué deux conseils essentiels pour la réussite.

(photo : Moïse Nkurunziza )
« Cette démarche traduit une volonté commune et affirmée de renforcer les mécanismes d’autorégulation, indispensable à l’épanouissement d’une presse libre, responsable et professionnelle », a reconnu Jean Claude Nizigiyimana assistant du ministre de la communication.
Comme l’a souligné M. Nizigiyimana, l’observatoire de la presse burundaise, crée le 17 octobre 2014, avait pour mission de promouvoir la liberté de la presse, de protéger les journalistes et d’améliorer la qualité du journalisme à travers l’établissement des normes éthiques. « Comme cela a été relevé, cet organe a fait face à des défis notamment en matière d’indépendance et d’objectivité qui ont limité son efficacité ». Interrogé à cette question, l’ancien président de la République, Syvestre Ntibantunganya a affirmé que la méfiance et les petits intérêts ont été les principaux défis.
Pour la directrice du Cenap (Centre d’alerte et de prévention des conflits), Libérate Nakimana, elle a reconnu que l’existence de cet organe s’avère nécèssaire. Elle a conseillé de prendre à main leur destin en pensant à l’autofinancement. Toutefois, elle a reconnu les difficultés financières auxquelles les médias font face. Pour ce, elle a lancé un appel à tous les partenaires financiers à accompagner les médias dans la mise en place de cet organe d’autorégulation
Garantir une régulation efficace
Dans le contexte actuel, a également reconnu l’assistant du ministre; la redynamisation de l’organe de régulation des pairs apparaît aujourd’hui comme une impérieuse nécessité. «Elle offre une opportunité précieuse de repenser les mécanismes existants, d’en renforcer la crédibilité et de garantir une régulation efficace fondée sur les principes d’indépendance, de transparence et de professionnalisme ». Même son de cloche de la part de l’ancien président Sylvestre Ntibantunganya qui a reconnu la valeur ajoutée de cet organe. « Si vous vous corrigez vous-même, vous vous protégez de faire contre d’éventuelles comparution devant les tribunaux ». Il a conseillé a mettre en avant une bonne redynamisation du métier du journaliste en pratiquant l’obligation de se conformer aux principes déontologique. Mireille Kanyange, présidente du Maison de la presse, tout en saluant la libération de deux journalistes burundais, est optimiste que grâce à cet organe, il y aura moins de délit de presse et les cas d’emprisonnement seront considérablement réduits. « Le Conseil national de la communication (CNC) ne sera saisi que pour des cas graves ». A cela, Mme Kanyange a convergé avec Chanel Sabimbona, secrétaire exécutif du CNC qui a affirmé que les dossiers qui étaient gérés par ce conseil seront réduits.
Les professionnels des médias se sont engagés à travailler de concert pour la mise en place du comité de cet organe avant le mois d’août 2026 et la mise en place effective de cet organe avant les élections présidentielles de 2027. Selon le calendrier convenu, l’actualisation et l’amendement des textes réglementaires doivent être mis en place avant la célébration, en date du 4 mai 2026 de la Journée mondiale de la liberté de la presse.
Moïse Nkurunziza
