Le président de la république du Burundi, Evariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine, a reçu en audience, le mardi 17 mars 2026 au palais présidentiel Ntare Rushatsi, les nouvelles ambassadrices de la Hongrie et de la République populaire de Chine, venues présenter leurs lettres d’accréditation. Le renforcement de partenariats était au centre de leurs entretiens.

La première à être reçue était l’ambassadrice de la Hongrie, Katalin Nyirati, résidant à Nairobi. Les échanges ont porté sur le renforcement des relations bilatérales. Le chef de l’Etat salue les bases déjà posées pour une coopération fructueuse et réaffirme la volonté du gouvernement burundais de consolider ces liens. Il a également présenté les grandes orientations de la Vision nationale 2040-2060, qui ambitionne de transformer durablement l’économie du pays, a indiqué la porte-parole du président, Rosine Guilène Gatoni.

Plusieurs secteurs prioritaires ont été identifiés, notamment l’appui à la jeunesse, l’éducation et l’exploitation minière. Selon Mme Gatoni, le président burundais a, à cet effet, lancé un appel aux investisseurs hongrois afin de saisir les opportunités qu’offre le Burundi, dans une logique de partenariat gagnant-gagnant, en vue d’un développement partagé.
La Chine et le Burundi engagés à renforcer leur partenariat historique solide
Dans un second temps, le président Evariste Ndayishimiye a reçu les lettres de créance de la nouvelle ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de Chine au Burundi, Zhu Kewei, résidant à Bujumbura. Ils ont échangé sur les priorités partagées entre le plan quinquennal chinois et la vision Burundi 2040-2060.
Selon Mme Gatoni, les deux parties ont réaffirmé leur engagement à renforcer un partenariat historique déjà solide. La Chine continue en effet d’appuyer le Burundi dans des secteurs stratégiques tels que l’agriculture, les infrastructures, les mines, l’énergie et le commerce, d’après Mme Gatoni.
S’agissant du commerce, la diplomate chinoise a souligné l’intérêt croissant pour le café burundais sur le marché chinois. Selon Mme Gatoni, il y a déjà un contrat d’exportation du café qui compte être suivi par de nombreux contrats pour augmenter la quantité, mais également accompagner le Burundi dans les secteurs prioritaires pour accélérer son émergence.
Claude Hakizimana
