Le Premier ministre burundais, Nestor Ntahontuye, a dirigé le lundi 2 mars 2026 une réunion de consultation pour le CPP (Cadre de partenariat pays) 2026-2031 avec les représentants de la Banque mondiale. Ce cadre constitue l’instrument stratégique majeur pour la rationalisation de la Vision du Burundi comme pays émergent en 2040 et pays développé en 2060. Six domaines sont des leviers structurants au cœur de l’exigence du Burundi pour garantir une efficacité économique maximale de ce cadre.

Nestor Ntahontuye fait savoir que le gouvernement considère le CPP (Cadre de partenariat pays) comme un levier d’accélérateur de ses priorités souveraines. « Il est impératif que les interventions du groupe de la Banque mondiale s’inscrivent dans le trajectoire national. Il doit refléter nos choix stratégiques consolidés par notre programme de stabilisation macroéconomique dès 2025-2026», met-il en lumière.
M. Ntahontuye indique que six domaines sont des leviers structurants au cœur de l’exigence du Burundi pour garantir une efficacité économique maximale. Il y a le domaine des infrastructures et corridors logistiques. Dans ce domaine, la priorité est le projet de chemin de fer absolue pour le désenclavement du pays et la réduction des coûts logistiques et l’intégration régionale du pays. D’autres sont les domaines de l’industrie extractive; de l’immigration, condition indispensable à l’industrialisation; de l’agriculture; du capital immédiat et celui de l’eau et de la sélection pour le bien-être et l’hygiène de la population burundaise. «Le gouvernement du Burundi exprime sa profonde gratitude envers le groupe de la Banque mondiale pour son appui constant et sa préparation exemplaire», a-t-il poursuivi.
Babacar Sedikh Faye, directeur pays de la Banque mondiale au Burundi a signalé que cette rencontre a un objectif clair et partagé de construire un CPP complètement aligné sur les priorités nationales et surtout capable de publier des résultats concrets et mesurables aux bénéfices des populations du Burundi. « Il s’agit d’un exercice stratégique essentiel qui exige une vision commune, une hiérarchisation rigoureuse des priorités et un fort sens du réalisme pour une mise en œuvre très efficace », souligne-t-il.
Le CPP aligné sur les priorités du Burundi
Dans cette perspective, M. Faye indique que le CPP doit, avant tout, refléter les priorités stratégiques et conceptuelles du gouvernement du Burundi. Selon lui, le rôle du groupe de la Banque mondiale n’est pas de se substituer au choix souverain du pays, mais plutôt d’appuyer, catalyser et d’accompagner leur mise en œuvre en veillant à ce que ces interventions soient pleinement alignées avec leur mission nationale qui est d’éradiquer l’extrême pauvreté et de promouvoir toute une prospérité partagée sur une planète vivable.
Alain Ndikumana, ministre en charge des finances, quant à lui, souligne que cette rencontre marque une étape déterminante dans la préparation d’un document qui devra articuler clairement les priorités, les capacités de financement et les objectifs de performance nationaux. « Le ministère des Finances, du budget et de l’économie numérique assure la coordination technique de ce processus », rassure-t-il. A ce titre, il souligne qu’il veillera à ce que l’élaboration du CPP repose sur une méthodologie rigoureuse, des consultations inclusives et une programmation réaliste alignées sur les priorités nationales et la nécessité de préserver la stabilité et crédibilité de leurs financements et finances publiques.
Etienne Nduwimana
