Pour les uns, une grande fête pour les autres un train de vie dispendieux
Bien que l’anniversaire soit un jour qui clôture l’année de la naissance d’une personne et qui fait objet de célébration, la compréhension commune d’organiser ces fêtes en famille reste discutable. Certains jeunes de la nouvelle génération dans la ville de Bujumbura s’organisent pour célébrer la fête soit en présence ou à l’insu de leurs parents. Cela engendre des conflits familiaux et sociaux dans certaines localités. Pour certains jeunes, ladite fête est appréciable tandis que certains parents font un clin d’oeil à la nouvelle génération à ces fêtes.

Selon Jacqueline Mpawenimana, une mère de quatre enfants, la nouvelle génération doit être prudente à ces fêtes qui paraissent dans ces jours. Elle fait savoir que ces fêtes demandent beaucoup de moyens et peuvent handicaper le développement familial et social. «Nos enfants devraient penser aux projets rentables plutôt que de rapport penser aux loisirs. Les moments de détente sont nécessaires, mais ils doivent, chercher d’abord la vie pour ne pas ruiner l’avenir», conseille-t-elle. Mme Mpawenimana souligne que toutes les familles n’ont pas les mêmes moyens et que comparer les anniversaires peut engendrer la jalousie, la honte ou les reproches, notamment entre parents ou proches. Elle indique que l’anniversaire qui était censé être un moment de joie, devient parfois un terrain de conflits à cause des pressions sociales, des différences de moyens et des attentes excessives.
Quant à Diane Nizigama, une mère résidente au quartier Jabe, à voir les préparatifs et les cérémonies de ces fêtes, elle n’arrive pas à comprendre les parents qui permettent leurs enfants d’aller dans ces fêtes. «Je ne comprends pas ces fêtes qui sont inventées. Je confirme même que dans la bible on ne trouve nulle part les fêtes d’anniversaire», s’exclame-t-elle. Mme Nizigama demande au gouvernement burundais de fournir plus d’efforts pour faire respecter la culture et la tradition burundaise. Elle précise que l’anniversaire de naissance peut parfois créer des frustrations chez ceux qui n’ont pas les moyens de célébrer leur anniversaire de la même façon. Par ailleurs, dans certains contextes culturels ou religieux, la célébration de l’anniversaire de naissance est parfois remise en question.
Pour Sierra Igiraneza, une jeune fille, l’anniversaire est un moment important, parfois de la capitale économique attendu des semaines à l’avance. C’est un jour où les jeunes se sentent dans un état d’extrase, valorisées et célébrées. Elle voit souvent cette fête comme un moment de partage avec les amis ou la famille . De sa part, les cadeaux ont une valeur symbolique forte. Mlle Igiraneza ajoute que les surprises renforcent le sentiment d’être important.
Dieudonné Bikorimana, un père de famille qui habite à Nyakabiga orgue que l’anniversaire est devenu, pour les uns, une grande fête de cadeaux coûteux, décorations et repas spécial. Il insiste sur la réglementation équitable de la fête. Selon lui, si rien n’est fait par le gouvernement, il y aura risque de perdre l’identité du pays. Ce changement de mentalité est imposé par les nouvelles technologies selon lui.
Onesphore Niyomwungere/(stagiaire)
