L’INSS (Institut national de sécurité sociale) en collaboration avec le CNC (Conseil national de la communication) a organisé, le mardi 3 février 2026, à Bujumbura, l’évaluation des réalisations des médias dans le cadre de la promotion de la protection sociale au Burundi, pour l’année 2025. Ces deux institutions ont reconnu le travail des professionnels des médias à l’affiliation des employeurs et l’immatriculation des employés à la sécurité sociale.

« Nous avons constaté ensemble que les médias se sont appropriés la promotion de la protection sociale à travers les reportages et émissions », a indiqué, Espérance Ndayizeye, actuelle présidente du CNC au Burundi. Cette autorité de l’organe régulateur des médias a souligné l’impact des productions médiatiques. « Nous avons également noté que l’impact des productions médiatiques sur le sujet était visible, marqué par l’augmentation des effectifs de ceux qui bénéficient de la protection sociale. »
Le directeur des études à l’INSS qui a représenté le directeur général, Eric Bukeyedushaka, a abondé dans le même sens. « Notre appréciation est très satisfaisante car les professionnels des médias ont beaucoup travaillé dans la vulgarisation des droits en rapport avec la protection sociale ». M. Bukeyedushaka a également indiqué que grâce à leurs actions beaucoup d’employeurs ont été affiliés à l’INSS et des travailleurs ont été immatriculés ». Grâce à la sensibilisation des médias, il y a des employés qui viennent à l’INSS pour vérifier s’ils sont immatriculés et des employeurs qui ont suivi systématiquement les cotisations de leurs travailleurs. M. Bukeyedushaka a enfin encouragé le partenariat existant entre l’INSS et le CNC. « Via la coordination, les médias ont aidé à réveiller les employeurs de s’acquitter de leurs obligations afin de ne pas s’exposer aux sanctions ».
Les journalistes ont été appelés à continuer à jouer pleinement leur rôle. « Il y a des employeurs qui continuent à violer la loi ». A ces derniers, M. Bukeyedushaka les avertit en rappelant qu’après la période de sensibilisation, des sanctions aux récalcitrants vont être prises.
Moïse Nkurunziza
