Les responsables publics, à tous les échelons de l’administration, sont appelés à jouer un rôle déterminant dans la réussite de la Vision du Burundi, Pays émergent à l’horizon 2040 et développé en 2060. L’appropriation de ce document stratégique constitue un préalable indispensable à sa mise en œuvre effective. Cette déclaration a été faite par le ministre en charge des finances, Alain Ndikumana, lors de la cérémonie de dédicace institutionnelle de l’ouvrage « Une Nation en marche : 60 ans des pièges déjoués, Ndayishimiye et le nouveau chapitre du Burundi », le mercredi 14 janvier 2026.

Elaborée dans l’optique d’améliorer durablement les conditions de vie des Burundais, la Vision 2040-2060 ambitionne de relever plusieurs défis majeurs, notamment d’ordre historique, économique, social et institutionnel. Comme ne cessent de le rappeler les autorités du pays et les différents acteurs du développement, la réussite de cette ambition nationale repose sur l’implication collective, avec une responsabilité particulière des responsables publics.
S’appuyant sur ses observations, le ministre Ndikumana a exprimé son inquiétude face à la faible appropriation du contenu de la Vision nationale par certains cadres de l’Etat. « Si nous n’arrivons pas à nous approprier ce document en tant que responsables publics, il sera difficile d’en assurer une mise en œuvre efficace », a-t-il averti, soulignant que peu de gens maîtrisent réellement les orientations stratégiques de ladite Vision.
Par ailleurs, revenant sur sa contribution en tant que co-auteur de l’ouvrage précité, le ministre a mis en lumière les principaux aspects prioritaires de la Vision 2040-2060. Ceux-ci portent notamment sur la bonne gouvernance, la valorisation du dividende démographique à travers la jeunesse, l’efficacité économique, le renforcement des institutions, etc. Ces derniers sont des leviers essentiels pour permettre au Burundi d’atteindre ses objectifs d’émergence et de développement durable.
Claude Hakizimana
