Des incohérences entre les activités planifiées et celles exécutées au niveau des communes constituent encore un obstacle au bon fonctionnement de l’administration territoriale et au développement local. Cette situation fausse les statistiques nationales et prive le Burundi de certains financements internationaux. La déclaration a été faite par Frédéric Nimubona, directeur adjoint du cabinet à la Primature, à l’ouverture d’un atelier de deux jours organisé par la Primature sur l’élaboration et le rapportage du Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) selon les PCDC (Plans communaux de développement communautaire) à Gitega, le 28 janvier 2026

Cet atelier de deux jours a vu la participation de tous les conseillers économiques des gouverneurs de provinces, les administrateurs communaux et leurs secrétaires exécutifs, les chargés du développement dans les communes et d’autres de la planification en plus des cadres et hauts cadres experts de la Primature.
Le chef-adjoint du cabinet du Premier ministre, Frédéric Nimubona a appelé les participants à rester éveillés pour qu’à la fin il ne s’observe plus des incohérences entre la planification et l’exécution des PCDC. « Il s’observe des dysfonctionnements entre ce que les communes planifient et ce qu’elles exécutent réellement. Ces incohérences ont un impact négatif sur la fiabilité des statistiques nationales et peuvent compromettre l’accès du pays à certains financements internationaux», a indiqué Frédéric Nimubona.
Selon lui, le gouvernement du Burundi, à travers la Primature, accorde une importance particulière à la bonne planification, à la transparence et à la redevabilité dans la gestion des affaires publiques locales. Cet atelier vise ainsi à renforcer les capacités des autorités communales, afin d’améliorer la qualité des plans de travail et des rapports soumis aux instances nationales. «Nous voulons que chaque commune exécute les activités telles qu’elles ont été planifiées et qu’elle rende compte de manière claire et fidèle. C’est une exigence de bonne gouvernance et un levier essentiel pour le développement local », a-t-il ajouté.
Les participants ont également suivi des exposés sur le Plan communal de développement communautaire (PCDC) modèle, tel que conçu par l’Assemblée nationale. Il a été rappelé que cette institution attend les rapports issus de ce PCDC afin de les analyser et d’apporter les éclaircissements nécessaires, dans le but de renforcer la redevabilité et la transparence au niveau communal.
Pour le chef adjoint du cabinet du Premier ministre, l’appropriation du PCDC modèle et la maîtrise du PTBA permettront d’harmoniser les interventions des communes avec les priorités nationales de développement. Il a laissé entendre la volonté de la Primature d’accompagner les collectivités locales que sont les communes vers une gouvernance responsable, efficace et tournée vers le bien-être des populations.
Amédée Habimana
