Au dernier jour de la prière interconfessionnelle organisée par le parti CNDD-FDD au stade Ingoma de Gitega, dans l’avant-midi du samedi 24 janvier 2026, le chef de l’Etat burundais, Evariste Ndayishimiye, en même temps président du Conseil des sages de ce parti, a dispensé un enseignement à l’endroit des leaders œuvrant dans divers secteurs de la vie nationale.

Dans son message, le numéro Un burundais exhorte les hauts cadres et cadres de l’Etat issus du CNDD-FDD, à agir avec responsabilité, chacun dans son domaine, en prenant des initiatives et en apportant des réformes là où cela s’avère nécessaire, sans attendre systématiquement des instructions. Il appelle le ministre en charge de l’éducation, à passer à une réforme profonde et pérenne du système éducatif burundais. Il a, par ailleurs, appelé chacun en ce qui le concerne, dans divers secteurs de la vie nationale, à penser à prendre la responsabilité et agir, afin de corriger ce qui est à corriger dans les plus brefs délais.
Le chef de l’Etat s’insurge contre la passivité et l’inaction. Il indique que ceux qui ne font pas preuve de compétence et d’efficacité dans l’exercice de leurs fonctions seront remplacés, afin de laisser la place à ceux qui sont capables de répondre aux exigences de l’heure. Dans la même dynamique, le président Evariste Ndayishimiye remarque que, désormais, les nominations aux postes de responsabilité ne pourraient plus se fonder sur des considérations d’équilibres ethniques, politiques ou régionaux, mais plutôt sur les compétences.
Selon lui, cette orientation vise à doter le pays de ressources humaines capables d’accélérer la mise en œuvre de la Vision du Burundi 2040, qui ambitionne de faire du Burundi un pays émergent, et la Vision 2060, qui projette un Burundi développé.
Amédée Habimana
