Elles ont des capacités et talents à soutenir
Les personnes malvoyantes sont confrontées à plusieurs défis lorsqu’elles cherchent à s’intégrer dans le monde professionnel. Il y a le manque d’accès à une éducation adaptée, ce qui limite leurs chances d’obtenir une formation de qualité Beaucoup d’employeurs pensent, à tort, qu’une personne malvoyante ne peut pas travailler efficacement, ce qui mène à la discrimination lors de l’embauche. Les malvoyants, malgré leurs limites visuelles ont des capacités et des talents qui s’ils sont bien encadrés peuvent leur permettre de vivre comme les autres. Cela ressort de l’interview accordée au journal « le Renouveau du Burundi» par Daniel Nshimirimana, Journaliste malvoyant de la radio Buntu, le lundi 12 janvier 2026.

Daniel Nshimirimana explique que les personnes malvoyantes sont souvent mal comprises. Elles sont vues comme dépendantes, incapables de travailler ou contribuer au développement. Cela les empêche, parfois, d’avoir accès à l’emploi, même si elles possèdent des compétences requises. Selon lui, les personnes malvoyantes sont souvent exclues ou sous-estimées. Certaines pensent qu’elles ne peuvent pas participer aux activités de la communauté ou vivre une vie normale. Cette perception crée des discriminations.
Ce comportement est résumé par le proverbe «: On juge souvent un livre par sa couverture » a signalé Daniel. Il explique que les personnes malvoyantes peuvent exercer des activités génératrices des revenus. «Grâce aux formations professionnelles adaptées, certaines deviennent artisans, enseignants, musiciens ou même entrepreneur », affirme-t-il.
Claudine Hacimana affirme que les personnes malvoyantes sont parfois marginalisées car, on croit, à tort, qu´un handicap visuel signifie une incapacité totale. Pourtant, avec un bon accompagnement, les malvoyants peuvent bien s´intégrer, travailler, créer des projets et participer activement à la vie communautaire.
Elle insiste que des technologies comme braille, les logiciels vocaux ou les téléphones intelligent leur permettent aussi d’accéder à des informations et de travailler efficacement. «Les malvoyants peuvent aller à l’école, fonder une famille, participer à des événements sociaux ou culturels», explique-t-elle.
En général, il est donc important de changer cette vision négative, en valorisant leurs compétences, en facilitant leur accès à l’éducation, à l’emploi et à l’intégration sociale.
Anicet Mbonifasha (Stagiaire)
