Pour le départ des fonctionnaires vers l’étranger à la recherche d’emploi mieux rémunéré sous prétexte du faible salaire qu’ils reçoivent au Burundi, il s’agit du manque de patriotisme. Le pays a financé leurs études pour résoudre ses manquements liés au développement. On étudie pour hausser l’économie nationale, résilier aux obstacles du développement national. Révérien Ndikuriyo, secrétaire général du parti CNDD-FDD, l’a dit dans la conférence de presse animée le vendredi 02 janvier 2026 à la Permanence nationale sise à Ngagara en commune Ntahangwa de la province de Bujumbura.

Dans la tradition du parti CNDD-FDD, le secrétaire général anime une conférence de presse chaque trimestre ou semestre pour répondre aux questions pertinentes concernant les domaines indispensables dans la vie du pays. La spécialité de ce deuxième jour de janvier 2026 est qu’à côté des politiques nationales de ce parti au pouvoir, les secteurs pilotes de la Vision nationale 2040-2060, le départ des fonctionnaires burundais pour la recherche du travail plus rémunéré aux pays étrangers, les relations entre le Burundi et ses voisins de la région des Grands lacs et de la CAE (Communauté d’Afrique de l’Est), leurs réactions et contributions dans la crise sécuritaire de l’Est de la RDC causée par l’agression rwandaise sont revenues à la table des questions des journalistes.
Uvira-Gatumba ne sera pas ouvert sans le départ des RDF
Concernant la fermeture de la frontière du Burundi avec la RDC, surtout à Uvira et toute la partie de la province du Sud-kivu, le secrétaire général fait savoir que la frontière Bujumbura-Sud-Kivu restera fermée jusqu’au retrait total des RDF (Forces de défense rwandaises) dans toutes les localités frontalières avec le Burundi. « Depuis le jour de la prise d’Uvira, tout le monde a vu les véhicules transportant les vedettes militaires rwandaises vers le lac Tanganyika à Uvira. Il n’y a pas de différence entre M23-RDF, c’est une unique et seule armée rwandaise envoyée comme mouvement rebelle pour les propres intérêts rwandais. Cette fermeture a les mêmes causes que celles de la frontière terrestre burundo-rwandaise. », précise-t-il.
En rapport avec les relations entre le Burundi et les pays de la région, leurs contributions dans la résolution du conflit rwando-congolais et le retrait de la FDNB (Force de défense nationale du Burundi) au sol congolais, Révérien Ndikuriyo a précisé qu’avec les documents officiels de la coopération bilatérale signés entre le gouvernement du Burundi et le gouvernement de la RDC, les forces burundaises doivent rester en RDC pour toute sollicitation. « Ils ont des accords de fraternité populaire et étatique. Nos citoyens circulent d’un pays à l’autre comme un enfant qui entre dans une maison de la famille. D’ailleurs, mêmes les accords anciens et l’accord de Washington DC récemment signé entre le Rwanda et la RDC ne parlent, en aucun cas, de la complicité du Burundi. Si le Rwanda a choisi de déstabiliser, agresser, s’accaparer des territoires de la RDC et violer volontairement les accords de paix de Washington DC, nous fermons la frontière terrestre Gatumba-Uvira comme il en est pour Gasenyi-Nemba à Kirundo et Ruhwa à Cibitoke. Notre pays restera toujours un initiateur, sensibilisateur et réconciliateur de la région et du monde pour la sauvegarde de la paix, la solidarité et la souveraineté des pays. Nous utiliserons également tous les moyens nécessaires et toutes les stratégies possibles pour protéger notre pays. Aucune personne ou nation ne nous arrêtera à défendre notre patrie, nos amis ou tout pays qui fait appel à nous pour l’aider à rétablir la paix et sécurité. », poursuit-il.
Ainsi, les journalistes ont voulu savoir pourquoi le parti CNDD-FDD qui est au pouvoir ne réagit pas sur les rumeurs, la désinformation orchestrées par les médias du Rwanda sur la situation sécuritaire à l’Est de la RDC. Révérien Ndikuriyo a fait savoir que le Burundi a retiré la FDNB dans les territoires d’Uvira pour le strict respect des accords de Washington DC car, le Burundi a, depuis longtemps, pris une bonne initiative de ne jamais être une cause ni un prétexte d’insécurité et de déstabilisation régionale. Il a indiqué que l’insécurité à l’Est de la RDC reste l’affaire propre du Rwanda. « Comme un président peut réclamer une catégorie de personnes d’un autre pays et se proclamer président de cette catégorie en créant une agression territoriale qui a coûté la vie de plus de six millions de Congolais, vous pensez que les Banyamulenge et les autres communautés rwandophones de la RDC vivront où, après que le régime en place au Rwanda a déjà réclamé qu’il s’agit de son propre peuple et que Paul Kagame s’est proclamé leur président contrairement à celui de la RDC? Imaginez le malice qui peut se générer après vingt ans ou trente ans dans la région à cause de cette proclamation. », s’interroge le secrétaire général.

Résultats de la vulgarisation des cultures commerciales d’exportation
Le bilan des réalisations des cultures commerciales d’exportation est très bon. « Par exemple, la province de Butanyerera possède dix millions de plants d’avocatiers en cours d’évolution. A partir de deux ou trois ans, cette province pourra exporter un million de tonnes d’avocats avec une recette en devises d’environ un milliard de dollars américains. On peut prendre environ sept cent millions de dollars américains par défaut. C’est un bilan d’une seule province. Toutes les provinces sont en compétition sur ce rythme. », dit Révérien Ndikuriyo. Il a ajouté que le parti CNDD-FDD possède ses propres champs sur toutes les collines du pays où l’agriculture est praticable. Il prévoit les recettes propres au parti de plus de cinquante milliards par an.
Pour la problématique des fertilisants, il a fait remarquer que l’entreprise Fomi (Fertilisants organo-minéraux industriels) est une société totalement privée qui a le marché de fourniture. « Il faut réclamer les commandes au ministère en charge de l’agriculture dans ses attributions et non à Fomi. Et depuis 2020-2021, les problèmes des avenants sur les commandes chaque saison culturale subsistent, mais cette année, il suscite beaucoup de questions aux journalistes et au peuple burundais. Nous menons des études pour savoir qui sont agriculteurs parmi la population et leurs étendues. Les commandes de fertilisants se feront par colline suivant les statistiques collinaires. », conclut-il.
D’autres questions pertinentes ont eu des réponses claires. On peut citer la problématique de transport et de carburant, les problèmes d’art et de culture, les éclaircissements sur le début des formations et fonctionnement de la Frad (Force de réserve et d’appui au développement), l’encadrement des enfants du parti « Ibiswi vy’inkona », le sport, l’économie numérique et les nouvelles technologies, l’intelligence artificielle et autres.
Médard Irambona
