Au nom du ministre en charge des finances, Francine Inarukundo, secrétaire permanent audit ministère, a procédé, le mercredi 17 décembre 2025, à l’ouverture solennelle de la semaine du Banquier au Burundi. Elle indique que c’est un rendez-vous incontournable du dialogue économique et financier du pays. Elle salue l’initiative de l’Abef (Association des banques et établissements financiers du Burundi) pour l’organisation de cette semaine qui est une occasion de réflexion stratégique, de consultation et de propositions concrètes du rôle des banques au service du développement national.

Francine Inarukundo indique que le secteur banquier burundais a accompli des progrès significatifs au cours de ces dernières années et joue aujourd’hui un rôle central dans le financement de notre économie. Toutefois, elle signale qu’il existe encore des défis à relever comme celui du financement des secteurs réels, en particulier des secteurs productifs stratégiques, telles que l’agriculture, l’industrie, les transformations, les infrastructures et les activités génératrices de données. «La question n’est pas de savoir si les banques financent l’économie, mais plutôt de savoir si elles orientent davantage les financements vers les secteurs capables de transformer durablement notre structure économique, de créer des emplois décents et de renforcer notre souveraineté économique», fait-elle savoir.
Mme Inarukundo souligne, cependant, que malgré des avancées enregistrées ces dernières années, on constate qu’à peine 10% des crédits bancaires sont aujourd’hui orientés au secteur agricole alors que ce seteur constitue le socle de l’économie. Elle précise que le gouvernement est pleinement conscient des contraintes auxquelles font face les établissements de crédit et qu’elles appellent des réponses concertées. «Le gouvernement réaffirme sa volonté de poursuivre et de renforcer des réformes visant à améliorer l’environnement macroéconomique, financier et institutionnel, afin de créer des conditions favorables à un financement bancaire plus soutenu et préalable du secteur productif», poursuit-elle.
Roger Guy Ghislain Ntwenguye, président de l’Abef souligne que l’année 2020 constitue un moment d’orientation positif marqué par une croissance rapide et crédible dans l’ensemble du secteur productif de l’économie burundaise et que cette dynamique s’explique en grande partie par les mésures incitatives introduites par la Banque centrale. Il s’agit notamment de la possibilité de refinancement des banques à des taux préférentiels avec un profondément des taux d’ébitter à 8% pour les secteurs à faute de priorité nationale.
M. Ntwenguye affirme que l’Abef réaffirme son engagement à travailler, main dans la main avec le gouvernement, pour aligner les politiques publiques et les priorités économiques. «Nous sommes résolument déterminés à contribuer à la réalisation de la vision 2040-2060 au Plan national de développement et plus largement à l’objectif d’un Burundi prospère, résilient et pleinement intégré dans l’économie régionale», précise -t -il.
Etienne Nduwimana
