Des obstacles en chaîne, une réussite en lumière
Le mercredi 16 juillet 2025, le gouvernement du Burundi, par le biais du ministre en charge des finances et de la planification au développement, a rendu public les résultats provisoires du Recensement général de la population, de l’habitat, de l’agriculture et de l’élevage (RGPHAE). Le travail a été salué par les partenaires au développement. Toutefois, le président du Bureau central de recensement (BCR), Nicolas Ndayishimiye, s’adressant à la presse, a affirmé que « des obstacles se sont enchaînés » mais que grâce à la détermination et au concours du gouvernement burundais, l’objectif a été atteint avec honneur.

Dans la collecte des données, a renchérit M. Ndayishimiye, « nous avons rencontré » des défis techniques liés à l’utilisation de nouvelles technologies (Photo : Moïse Nkurunziza)
« Au bout de l’effort, la réussite éclate », peut-on résumer après l’interview qu’a accordée Nicolas Ndayishimiye, président du BCR, en marge de la présentation des résultats préliminaires du RGPHAE. Malgré la réussite, M. Ndayishimiye a révélé pas mal de défis auxquels ils ont rencontré. « Depuis que nous avons commencé, les activités proprement dites de ce recensement, nous nous sommes heurtés aux défis techniques, financiers et logistiques ».
Au départ déjà, s’est souvenu Nicolas Ndayishimiye : « Avant le démarrage du recensement, nous avions le défi de mobilisation des fonds jusqu’à ce que le gouvernement du Burundi mette à la disposition du BCR 44 milliards de francs burundais. Cette enveloppe a permis de démarrer les activités des cartographies censitaires ».
Dans la collecte des données, a renchérit M. Ndayishimiye : « Nous avons rencontré des défis techniques liés à l’utilisation des nouvelles technologies». « C’est la première fois qu’il est organisé au Burundi un recensement numérisé », a-t-il reconnu. Et d’ajouter que le problème de manque de connexion internet a été une préoccupation car, les agents recenseurs étaient obligés de se déplacer vers les localités où ils pouvaient avoir de la connexion internet afin d’envoyer les données au serveur. L’autre défi est lié à la coupure de l’électricité rendant fartidieux le chargement des tablettes. « Pour les recharger, nous devions nous déplacer vers les centres où nous pouvions avoir de l’électricité », a-t-il expliqué. L’autre défi signalé est le glissement de terrain, ce qui a occasionné des accidents routiers surtout que le recensement s’est déroulé durant la période pluvieuse.
Moïse Nkurunziza