La 61e réunion ministérielle du UNSAC (Comité consultatif permanent des Nations unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale) s’est tenue, le vendredi 29 mai 2026 à Bujumbura, la capitale économique du Burundi. L’événement est organisé sous le thème : « Renforcement des mécanismes régionaux de prévention, de médiation et de règlement pacifique des conflits pour une paix durable et un développement résilient en Afrique centrale ».

« Votre présence ici constitue une marque éloquente de l’importance que nos Etats attachent au dialogue, à la coopération régionale et la responsabilité collective face aux défis auxquels l’Afrique centrale demeure confrontée », a indiqué le ministre burundais en charge des Affaires étrangères, Edouard Bizimana, qualifiant cette réunion d’une importance majeure pour l’avenir de la sous-région.
Dans son l’allocution, Parfait Onanga-Anyanga, envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies en Afrique centrale, a fait savoir que la tenue de la 61e session ministérielle de l’UNSAC marque la 33e année d’existence d’un mécanisme qui a accompagné, de manière constante, les Etats de l’Afrique centrale dans la recherche de la paix, la sécurité et la stabilité.
A présent, selon lui, différents outils ont été mis en place dans l’objectif de prévenir les conflits, renforcer les liens de bon voisinage en promouvant les droits de l’Homme, la gouvernance inclusive.
Selon M. Onanga-Anyanga, les facteurs de tension persistent encore au sein des Etats de la sous-région en plus des défis nouveaux en permanente évolution dont la menace terroriste, des discours de haine, de la désinformation, des tensions liées aux processus électoraux ainsi que les effets du changement climatique. Tous ces défis ont des répercussions sur la paix, la sécurité et le développement durable en Afrique centrale.
Le président de la Commission de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale), Ezéchiel Nibigira est revenu sur les défis auxquels fait face l’Afrique centrale. Il s’agit notamment de la persistance des menaces terroristes, la situation sécuritaire à l’Est de la RDC et les groupes armés. Selon lui, ces derniers aggravent la situation humanitaire. La région dénombre près de douze millions de personnes déplacées de force. Cela place l’Afrique centrale dans les zones les plus affectées par les crises humanitaires au niveau mondiale, a martelé M. Nibigira.
Au cours de ces assises, le Burundi a officiellement pris les rênes de la présidence tournante de l’UNSAC pour un mandat de six mois. Le passage de témoin a eu lieu entre le ministre burundais en charge des Affaires étrangères, entrant et l’équato-guinéen, sortant.
Cette réunion a conclu les travaux des experts de son Comité consultatif, débutés depuis le 25 mai 2026 et devait ainsi aboutir à des recommandations.
Claude Hakizimana
