
La politique de tarif douanier zéro est entrée en vigueur le 1er mai 2026, dans l’intérêt des 53 pays africains ayant des relations diplomatiques avec la Chine. Cette mesure annoncée par le Président chinois Xi Jinping en février 2026 vise à mettre en œuvre les acquis du Sommet de Beijing du Forum sur la Coopération sino-africaine et s’inscrit dans la continuité de la politique d’exemption de droits de douane déjà accordée à 33 pays africains dont le Burundi. Elle injectera sans aucun doute une nouvelle vitalité à la coopération sino-africaine et apportera d’importantes opportunités de développement à l’Afrique.
Dans un monde marqué par la montée du protectionnisme et de l’unilatéralisme et l’abus tarifaire de certain pays, l’Afrique, continent regroupant le plus de pays en développement, fait face à de sérieux défis. C’est dans ce contexte que la Chine, le plus grand pays en développement et ami fiable des pays africains, a décidé en premier d’adopter une politique d’exonération de tarifs douaniers à l’égard des pays africains pour répondre à leurs besoins d’accroître les exportations et investissements et de stimuler la création d’emplois. Pour la Chine, 2026 est la première année de la concrétisation de son 15e plan quinquennal, qui prévoit un élargissement de son ouverture de haut niveau. Elle sera heureuse de voir les pays africains profiter de cette politique avantageuse pour exporter davantage vers la Chine, ce qui permettra non seulement de répondre aux besoins diversifiés des consommateurs chinois mais aussi de redynamiser l’économie du continent africain.
Propulseur pour une montée en gamme des relations commerciales sino-burundaises
Grâce à la politique de tarif douanier zéro, de plus en plus de produits africains font leur entrée dans les foyers chinois. Le Burundi en a aussi bénéficié. Selon les statistiques des douanes chinoises, les échanges commerciaux de la Chine avec le Burundi a atteint 122 millions de dollars US en 2025 et l’exportation du thé burundais vers la Chine, trois millions de dollars US. Le café est en train de devenir un nouveau fleuron du commerce sino-burundais. Depuis fin juillet dernier, les entreprises des deux côtés ont signé des contrats d’achat de cerises de café portant sur un volume total de plus de 900 tonnes pour une valeur de plus de 5,44 millions de dollars US. De plus, des minerais sont aussi exportés vers la Chine. Grâce à l’impulsion des gouvernements chinois et burundais, davantage de produits burundais de qualité tels que les avocats et les piments feront leur apparition sur la table des consommateurs chinois.
Efforts conjoints pour la concrétisation de la politique de tarif douanier zéro
Pour mettre en œuvre cette politique avantageuse, il est important de mettre à profit les atouts du Burundi en termes de climat et de main-d’œuvre et de tenir compte de la stratégie de développement du pays pour identifier des produits de qualité dotés de particularités burundaises. Promouvoir une montée en gamme industrielle est aussi indispensable. Heureux de constater que le Burundi travaille activement pour améliorer le climat d’affaires et à développer la production standardisée, nous invitons les amis burundais à tirer le meilleur parti des plateformes telles que l’Exposition internationale d’Importation de Chine et l’Exposition économique et commerciale sino-africaine ainsi que celles de l’e-commerce pour accroître la visibilité de leurs produits et nouer des partenariats avec des entreprises chinoises dans la transformation agroalimentaire et l’industrie manufacturière. Et de notre côté, nous allons optimiser les procédures de dédouanement, perfectionner les « corridors verts » et renforcer la coordination des politiques pour une exportation accrue de produits burundais.
La Chine, autrefois l’« usine du monde», souhaite aujourd’hui mettre son gigantesque marché au profit du monde entier, car elle croit depuis toujours que la grandeur d’un pays se mesure à sa capacité à servir le bien de tous. À l’occasion du 70e anniversaire des relations diplomatiques entre la Chine et l’Afrique, elle est prête à travailler avec le Burundi pour approfondir la coopération et intensifier les échanges commerciaux pour le bien-être des peuples de la Chine, du Burundi et de l’Afrique tout entière.
Zhu Kewei
ambassadeur de la République populaire
de Chine au Burundi
