
Inès Ndayikeje «ce métier lui a permis de subvenir à ses besoins» (Photo Grâce Divine Gahimbare)
Inès Ndayikeje est une jeune fille diplômée en nutrition. Elle fabrique des colliers et bracelets en perles. Cette idée a été inspirée par une camarade de classe quand elle était en 7è année en 2010. Des années plus tard, elle a développé son talent et peut subvenir à ses besoins.
«J’ai apprécié les bracelets fabriqués par une camarade de classe et elle a accepté de m’initier», a expliqué Inès Ndayikeje. Elle a fait savoir qu’au début, elle utilisait des perles tirées des chaussures usées pour fabriquer ses propres bracelets et colliers. Elle ne pouvait pas avoir toutes les couleurs désirées pour orner ses objets, non plus, les fils utilisés n’étaient pas de bonne qualité. Encouragée par l’entourage, elle a fabriqué des objets à vendre et a pu avoir un capital de 5 000 francs burundais grâce à une commande d’une cliente qui a apprécié ses réalisations. «Depuis lors, je n’ai plus manqué de capital pour acheter des perles de couleurs diversifiées et des fils de meilleure qualité», s’est elle réjouie.
Pour elle, la fabrication des colliers et bracelets en perles est d’une grande importance. «Grâce à ce métier, je peux subvenir à mes besoins. Elle a ajouté que ce métier lui a permis d’élargir le cercle de connaissances.
Diversifier les modèles pour attirer la clientèle
Inès a confié que depuis le début, elle s’est fixé deux objectifs à atteindre. Le premier est de promouvoir ce métier par la créativité. Pour y parvenir, elle doit diversifier les modèles pour attirer la clientèle. Chaque année, elle introduit un nouveau modèle. «Par exemple, il y a des colliers et bracelets en couleurs du drapeau national et sur lesquels est inscrit le nom du propriétaire. J’ai commencé par des objets en couleurs du drapeau national et l’année suivante j’ai confectionné des colliers du même modèle en y ajoutant le nom».
Le second objectif est une vision à long terme, elle a le rêve de créer une maison d’art pour procurer de l’emploi aux autres jeunes et participer au développement du pays à travers ce qu’elle fait. Elle a souligné qu’en attendant de rassembler les fonds nécessaires pour créer cette maison d’art, elle travaille à domicile. Inès Ndayikeje peut inspirer d’autres jeunes à détecter leurs talents qui peuvent les servir dans la vie.
Grâce Divine Gahimbare