Sous le thème : « Accélérer la mise en œuvre de la déclaration de Windhoek et des engagements de la position commune africaine pour la Plateforme mondiale pour la réduction des risques de catastrophes 2025 », le GTA-RRC (Groupe de travail Afrique sur la réduction des risques de catastrophes) a procédé, le mercredi 25 mars 2026, à l’ouverture de la 24e session à l’hôtel King’s Conférence Centre. Prévue pour une durée de trois jours, cette session s’appuiera sur les recommandations de la 23e session et mettra l’accent sur des domaines stratégiques clés afin d’accélérer la mise en œuvre du programme d’action, de la déclaration de Windhoek et de la position commune africaine en vue de la plateforme mondiale 2025.

Célestin Nimbona, assistant du ministre de l’Intérieur du développement communautaire et de la sécurité publique a souligné l’urgence de renforcer la préparation des systèmes d’alerte précoce et la planification du développement fondée sur les risques. « Le gouvernement du Burundi a engagé d’importantes réformes institutionnelles afin de renforcer la gouvernance des risques», précise-t-il. Il rassure que cela traduit la volonté d’anticiper les catastrophes plutôt que d’en gérer uniquement les conséquences. Selon M. Nimbona, investir dans la réduction des risques de catastrophe n’est pas seulement un impératif humanitaire, mais aussi une priorité stratégique pour le développement.
Un appel à des actions concrètes pour la résilience en Afrique
M. Nimbona signale que le thème de cette 24e session réaffirme l’engagement collectif en faveur de la résilience et d’une action coordonnée, conformément à la déclaration de Windhoek et à la position commune africaine. «Il nous appelle à traduire nos engagements en résultats concrets», indique-t-il. Il fait savoir que le Burundi reste engagé à renforcer la gouvernance des risques de catastrophe, à investir dans la résilience et à protéger les communautés contre les aléas climatiques. «Nous Sommes prêts à travailler étroitement avec la commission de l’Union africaine, les Communautés économiques régionales, le système des Nations unies et tous les partenaires afin d’accélérer la mise en œuvre du cadre de Sendai, du programme d’action de l’Union africaine et d’initiative Alertes précoces pour tous », a-t-il poursuivi.

Fatima Zahra, chef de division Environnement, durable et économie bleue à l’Union africaine, signale que les désastres sont toujours un défi pour la communauté. Malgré les efforts faits au niveau global, continental, régional et national pour les réduire, les pertes et les dégâts des désastres ont augmenté au cours des dernières années. «L’impact de ces désastres a empêché le développement socio-économique de tout le continent», précise-t-elle.
Mme Zahra signale que les désastres persistants en Afrique sous-estiment l’urgence pour renforcer la coopération internationale pour construire la résilience des communautés, pour protéger les développements, les gains et la vie de la population, ainsi que la sécurité de la vie et des propriétés, et contribuer à l’aspiration de l’agenda 2063. « Le statut de capacité civile continentale pour la préparation et la réponse aux désastres a aussi été adopté par les chefs de l’État et les gouvernement de l’Union africaine », met-elle en lumière. Elle signale que le groupe de travail africain sur la réduction des risques de désastres est une plateforme de réflexion et de consensus, permettant aux communautés régionales, aux pays membres et aux partenaires de partager les défis, les réussites et les bonnes pratiques en matière de résilience.
Etienne Nduwimana
