Le ministre des Affaires étrangères, de l’intégration régionale et de la coopération au développement, Edouard Bizimana a tenu le lundi 8 décembre 2025, une réunion avec les chefs des missions diplomatiques et consulaires ainsi que les représentants des organisations régionales et internationales accrédités au Burundi. La situation sécuritaire à l’Est de la République démocratique du Congo était au centre des échanges.

Au cours des échanges, le ministre en charge des relations extérieures fait savoir qu’il organise une réunion pour échanger sur la situation sécuritaire qui prévaut à l’Est de la RDC mais aussi pour éclairer l’opinion publique et internationale sur la position du Burundi par rapport à cette sécurité. Aux diplomates présents, il leur rappelle que le 4 décembre 2025 à Washington DC, la RDC et le Rwanda ont signé les accords de paix. Le Burundi avait été invité pour assister à la signature de ces accords. « Malgré ces accords, le Rwanda n’a cessé de renforcer ses positions et d’attaquer les forces de la Tafoc (Tasks forces operation of Congo) jusqu’à lancer des attaques sur le sol burundais, précisément tout près de l’église méthodiste dans la zone Rugombo de la commune de Cibitoke. Ces attaques ont blessé une femme et un enfant de cette localité. Je rappelle que les forces militaires burundais font parties de la Tafoc et sont sur le sol congolais suite aux conventions entre le Burundi et la RDC dans le but de renforcer la sécurité de ces deux parties. C’est pour cela que les prétextes du Rwanda que le Burundi constitue une barrière à l’application des accords signés puisqu’il a envoyé ses forces militaires en RDC ne sont pas fondées. Mais, depuis le 2 jusqu’au 6 décembre, les forces rwandais es ont intensifié ses attaques en utilisant des drones kamikazes de précision contre la population civile à l’Est de la RDC », mentionne-t-il.
Les populations congolaises et burundaises déstabilisées
Le ministre en charge des relations extérieures signale qu’avec ces attaques qui se sont intensifiées ces derniers jours à l’Est du Congo, des populations congolaise et burundaise vivant sur le sol congolais ont été contraintes de traver refuge aux Burundi : « Nous avons, déjà enregistré dans un premier temps 1807 personnes qui ont traversé la frontière burundaise. En plus, 850 ménages du Burundais composés de 2110 personnes ont rentré au Burundi en provenance de la RDC. Le dimanche soir, le nombre a augmenté et nous avons enregistré 588 ménages composés de 1297 personnes qui fuient les attaques à l’Est de la RDC », souligne-t-il.
A propos de cette situation des gens en exil au Burundi, M. Bizimana a profité de cette opportunité pour inviter ces diplomates présents de faire une descente conjointe avec différentes ministères pour s’enquérir des conditions dans lesquelles ces réfugiés congolais vivent. Il a en outre saisi l’occasion pour féliciter les forces burundaises pour leur travail louable qu’elles sont en train de mener en RDC dans le but de protéger les frontières du Burundi et renforcer la sécurité en RDC en général. Il affirme également que le Burundi va tout faire pour continuer à assurer la sécurité de sa population et surtout de protéger ses frontières.
Le ministre en charge des relations extérieures a cependant signalé que malgré les attaques intensifiées en RDC, le Burundi est disposé à dialoguer pour trouver une solution à l’insécurité qui prévaut à l’Est de la RDC.
Rose Mpekerimana
