
Sixte Vigny Nimuraba exhorte tout un chacun de protéger les enfants contre toutes formes de maltraitance
Le président de la Commission nationale indépendante des droits de l’Homme (CNIDH), Sixte Vigny Nimuraba a animé, le mercredi 20 novembre 2024, un point de presse sur la situation des droits de l’enfant au Burundi. Cela s’inscrit dans le cadre de la commémoration du 35e anniversaire de l’adoption de la convention internationale relative aux droits de l’enfant (Cide), qui se célèbre le 20 novembre de chaque année.
Sixte Vigny Nimuraba apprécie les efforts fournis par le gouvernement du Burundi dans la valorisation des droits de l’enfant. En plus de la ratification de la convention internationale relative aux droits de l’enfant, rappelle-t-il, le respect des droits fondamentaux de l’enfant reste d’actualité au Burundi. Cela s’explique, a-t-il souligné, en matière de protection et de défense des droits de l’enfant, à partir de l’offre des soins de santé gratuits des enfants de moins de 5 ans. D’autres avancées significatives dans le respect des droits de l’enfant au Burundi s’observent à travers la création des Comités de protection de l’enfant du niveau national au niveau collinaire, la dissémination des cantines scolaires, l’encouragement en faveur des enfants autochtones lesquels sont bénéficiaires du régime d’internat, l’introduction de l’éducation inclusive, etc.
Les défis ne manquent pas
Malgré les actions menées par le gouvernement burundais pour garantir aux enfants la jouissance et l’exercice effectifs de leurs droits, certains défis persistent selon M. Nimuraba. Il s’agit, notamment de la lenteur dans le transfert des mineurs en conflit avec la loi vers les centres de rééducation. Il s’observe également, des obstacles à la pleine jouissance du droit à l’éducation notamment l’abandon scolaire dû aux grossesses non désirées, au phénomène des enfants en situation de rue, au travail des enfants dans les ménages, à la fermeture des écoles à cause des catastrophes naturelles etc.
Adopter le Code unique de protection de l’enfance, une des recommandation
M. Nimuraba a indiqué que le 35e anniversaire de la Cide au Burundi est une occasion de plaider auprès des autorités en faveur de l’adoption du Code unique de protection de l’enfance et la nécessité d’une politique de rendre l’enseignement fondamental obligatoire. Pour lui, il est important à tout un chacun de protéger les enfants contre toutes formes de maltraitance et s’impliquer davantage dans la lutte contre la traite des personnes qui touche aussi bien les adultes que les enfants.
M. Nimuraba n’a pas manqué d’exhorter l’Etat du Burundi d’accroître l’allocation budgétaire pour l’enseignement, multiplier les pôles d’excellence, promouvoir la formation des formateurs spécialisés en faveur des écoles inclusives, etc.
Donathe Ndayisenga