Dans le cadre de la célébration du 10è anniversaire de la journée internationale dédiée au fact-checking, le journal Shikiriza , à travers son programme Shikiriza-checking, organisé le jeudi 2 avril 2026, une conférence nationale sur le fact-checking. sous le thème, la place du fact-checking dans la lutte contre la désinformation à l’ère de l’intelligence artificielle . Dans le contexte des élections, Thibilisse Nkurunziza, directeur du journal Shikiriza, affirme que cette journée est une opportunité de penser comment promouvoir le fact-checking et l’éducation aux médias et à l’information dans notre pays.

« Nul ne peut ignorer que nous vivons actuellement, dans un monde profondément transformé par les technologies numériques et, plus récemment, par l’intelligence artificielle. Et si ces avancées offrent des opportunités immenses pour l’accès à l’information, elles constituent également un terrain fertile pour la propagation rapide et massive de la désinformation, des messages de haine et manipulations de l’opinion publique », a mentionné M. Nkurunziza, dans son discours de circonstance.
Selon lui, le fact-checking s’impose comme un pilier fondamental du journalisme responsable et de la démocratie. Il ne s’agit pas seulement de vérifier des faits, mais plutôt de restaurer la confiance, d’éclairer les citoyens et de renforcer la qualité du débat public. « C’est dans cette optique que le journal Shikiriza, à travers son programme de lutte contre la désinformation, a choisi de s’engager résolument à la promotion du fact-checking et de l’éducation aux médias et à l’information », a t-il ajouté.
Bâtir une société plus informée, plus critique et résiliente face aux défis numériques
En période électorale, pousuit M. Nkurunziza, les enjeux sont encore plus élevés. « D’une façon concrète, la désinformation peut influencer les choix des citoyens, fragiliser les institutions et compromettre l’intégrité des processus démocratiques. A l’ère de l’intelligence artificielle, où les contenus générés peuvent sembler plus crédibles que jamais, le défi devient encore plus complexe », a ajouté M. Nkurunziza, tout en informant que l’ambition est de contribuer à bâtir une société mieux informée, plus critique et plus résiliente face aux manipulations informationnelles au Burundi.
Dans le contexte spécifique du Burundi, M. Nkurunziza a précisé que cette problématique prend une importance particulière, alors que notre pays se prépare aux prochaines élections présidentielles prévues en 2027. « Alors, il est temps, si ce n’est pas tard, pour notre pays, de renforcer les mécanismes de vérification de l’information, afin de garantir un débat public sain, transparent et fondé sur des faits vérifiés ».
La lutte contre la désinformation, une affaire de tout un chacun
Face à toutes ces réalités du moment, M. Nkurunziza a mentionné qu’il est d’une importance capitale de conjuguer les efforts afin à adapter les pratiques de fact-checking aux nouvelles technologies de l’information et de la communication ; de déterminer le rôle pour les journalistes, les institutions, la société civile et les citoyens ainsi que renforcer l’éducation aux médias pour prévenir la désinformation et protéger la vérité à la source et dans l’espace public.
Il a enfin affirmé que l’avenir de l’information repose sur la rigueur, l’éthique et l’innovation. Et que le fact-checking, renforcé par une solide éducation aux médias, constitue l’un des meilleurs remparts contre les dérives informationnelles de notre temps.
Avit Ndayiragije
