Le chef de l’Etat burundais et président en exercice de l’Union africaine (UA), Evariste Ndayishimiye, a reçu en audience, le jeudi 11 juin 2026 au palais présidentiel Ntare Rushatsi, l’envoyé spécial de l’Union européenne (EU) dans la région des Grands lacs, Johan Borgstam. Face au conflit dans cette région, ce visiteur a souligné la nécessité d’une « solution politique » plutôt que militaire.

Les échanges entre le président Ndayishimiye et Johan Borgstam ont porté essentiellement sur l’état actuel des processus de paix, la situation de l’épidémie à virus Ebola ainsi que la coopération entre l’Union européenne et le Burundi.
Concernant l’état actuel des processus de paix, l’envoyé spécial de l’UE dans la région des Grands lacs a indiqué que le chef de l’Etat burundais, en tant que président de l’UA, lui a partagé ses perspectives tant régionales que continentales. « Pour moi, cela a été aussi une opportunité de souligner la conviction ferme de l’Union européenne qu’il n’y a pas de solution militaire au conflit dans la région des Grands lacs, la seule possibilité serait une solution politique », a laissé entendre cet envoyé spécial.
M. Borgstam a également partagé au président burundais les efforts de l’Union européenne dans la lutte contre l’épidémie à virus Ebola dans la région des Grands lacs. Selon lui, l’UE a débloqué un montant s’élevant à hauteur de 15 millions de dollars américains en plus d’autres appuis pour barrer la route à ce fléau. En plus, il a souligné l’importance qu’attache l’UE à un accès humanitaire pour les organisations humanitaires qui travaillent pour apporter une assistance à la population sinistrée dans la région.
Claude Hakizimana
