Au Burundi comme ailleurs, la contribution fiscale demeure un levier incontournable pour soutenir le développement économique et garantir des services publics profitant à l’ensemble de la population. Bien que certains dénoncent parfois le poids de certaines charges, beaucoup reconnaissent néanmoins l’utilité de cette contribution dans le développement du pays. Cela ressort des propos récemment recueillis auprès des contribuables.

Au Burundi, l’Office burundais des recettes (OBR) collecte les taxes et impôts auprès de l’ensemble des contribuables afin de soutenir le développement national. Si certains citoyens perçoivent le civisme fiscal comme un acte essentiel au progrès du pays, d’autres, en revanche, considèrent ce paiement sous un tout autre angle.
Pour Jean Ndizeye, commerçant rencontré au centre-ville, payer ses taxes relève avant tout d’une responsabilité citoyenne. « Nous exerçons nos activités dans un environnement organisé grâce aux infrastructures mises en place par l’Etat. Il est donc normal que nous participions aussi au développement du pays en respectant nos obligations fiscales », affirme-t-il.
De son côté, Fabrice Manirakiza, propriétaire d’une maison de location, indique qu’il comprend la nécessité de payer les taxes et impôts. Mais, en prenant l’exemple des impôts locatifs et fonciers, il explique que cela constitue parfois un poids supplémentaire pour les locataires. « On devrait payer un seul impôt au lieu de deux sur une même maison », estime-t-il.
Divine Niyera, commerçante, raconte qu’elle connaît des personnes qui perçoivent le paiement des taxes et impôts comme une contrainte. Pourtant, elle rappelle que sans s’acquitter de ce dernier, l’Etat éprouve des difficultés à remplir pleinement ses missions, notamment en finançant des secteurs prioritaires tels que l’éducation, la santé, les infrastructures ou encore la sécurité. « Quand on paie les taxes régulièrement, cela contribue indirectement à améliorer les services dont nous bénéficions tous. C’est un engagement citoyen indispensable à l’intérêt général », explique-t-elle.
Pour elle, le paiement des taxes et impôts favorise également une meilleure organisation du commerce. « Lorsque tout le monde respecte les règles fiscales, cela crée une concurrence plus équitable entre commerçants. Ceux qui échappent aux taxes vendent parfois moins cher, ce qui désavantage ceux qui travaillent légalement », souligne-t-elle.
Mme Niyera appelle tous les contribuables à développer une culture de participation active au développement du pays en s’acquittant régulièrement des taxes et impôts. Selon elle, sans cette contribution, l’économie nationale risque d’être fragilisée et la capacité de l’Etat à investir dans des projets essentiels sera considérablement limitée.
Eric Tuyishemeze
