Résolument engagé à promouvoir l’élevage des lapins
Le président de la république du Burundi, Évariste Ndayishimiye, a effectué, ce lundi 18 mai 2026, une visite sur les différents chantiers de construction de centres naisseurs de lapins dans la province de Gitega pour constater l’état d’avancement des travaux. Le bilan est satisfaisant, sauf pour le centre naisseur de Karusi où les réalisations effectuées sont en dessous des fonds et du temps engagés.

( Photo Eric Sabumukama)
Le chef de l’Etat a visité le chantier de construction du centre naisseur de lapins se trouvant au chef lieu de la commune Karusi. Sur place, Evariste Ndayishimiye a constaté avec regret que les réalisations déjà effectuées demeurent largement en dessous des moyens financiers engagés, estimés à 2,391 milliards de francs burundais, alors que les travaux durent depuis déjà trois ans.
Face à cette situation, le président de la République a immédiatement pris la décision de suspendre l’Office burundais de l’habitat (Obuha) de ce chantier. Il a également annoncé qu’une commission sera prochainement dépêchée sur le terrain pour évaluer l’usage des fonds et les techniques de construction.
Le Chef de l’État s’est ensuite rendu au centre naisseur de lapins de Mutobo, situé en commune Gitega. Ce centre, en cours de construction par les militaires, a été lancé en mai 2025 et a déjà nécessité un investissement de 930 millions de francs burundais.
Contrairement au constat fait à Karusi, le président Évariste Ndayishimiye s’est réjoui du niveau d’exécution des travaux à Mutobo, étant donné qu’il ne reste plus que les finitions avant l’achèvement du projet.
Poursuivant sa tournée, le Chef de l’État a également visité un autre centre naisseur de lapins situé à Kibimba, en commune et province de Gitega. Les responsables de cette infrastructure ont indiqué que les activités d’élevage y ont déjà commencé et que le centre compte actuellement 1 549 lapins.
À travers ces descentes sur le terrain, le président de la République réaffirme sa volonté de promouvoir l’élevage moderne et de veiller à la bonne gestion des fonds publics destinés aux projets de développement.
Eric Sabumukama
