
« L’Office burundais des recettes (OBR) ne peut pas être partout, tout le monde doit s’impliquer et prêter mains fortes dans la lutte contre la fraude et d’autres infractions souvent commises. A cet effet, les complices sont à combattre et les fraudeurs doivent être punis avec les peines maximales ». Cela a été dit par le ministre en charge de la sécurité, Martin Niteretse lors d’une réunion conjointe avec le ministère en charge de la justice, le lundi 25 septembre 2023.
Dans le cadre de la mise en application des projets de développement et établir des stratégies pour aboutir à la vision du président de la République de voir le Burundi devenir « un pays émergent en 2040 et pays développé en 2060 », les deux ministères, celui en charge de l’intérieur et l’autre en charge de la justice ont tenu, conjointement, une réunion à l’intention de leurs personnels. Les parties prenantes ont convergé sur comment parvenir à en finir avec la fraude au Burundi.
Le ministre Niteretse a indiqué qu’en plus de l’OBR, la quadrilogie est aussi une actrice principale pour lutter contre la fraude. L’OBR ne peut pas être partout a affirmé le ministre Niteretse. A cet effet, a-t-il ajouté, l’administration, la population, les juges, les procureurs, et la Police doivent conjuguer leurs efforts pour lutter contre la fraude qui est un obstacle pour le développement. Nonobstant, le ministre a affirmé qu’il y a des cas où ces acteurs principaux au développement et mieux placés pour arrêter ce fléau sont complices. Pour lui, « l’administration est complice s’il ne dénonce pas la fraude car, tous les fraudeurs ont des adresses qui sont connues par l’administration et la population ». Le ministre Niteretse a mis en garde ceux qui seront dénoncés étant complices et attrapés, que le code pénale est clair à ce sujet, dit-il, et que ces derniers ne seront pas concernés par le désengorgement des prisons.
Comment parvenir à lutter contre la fraude
M.Niteretse a indiqué que pour parvenir à lutter contre la fraude ainsi que d’autres infractions connexes, notamment le détournement des fonds et la malversation économique, il doit y avoir des audiences de fragrance, saisir les produits frauduleux et le moyen de transport utilisés et les centres enchères, punir avec les peines maximales les fraudeurs.
Agir d’urgence et transmettre les dossiers
Quant à la ministre en charge de la justice Domine Banyankimbona, le combat contre la fraude a été initié par le président de la République et doit être comme un combat de la recherche de paix car, la fraude est un frein au développement. Elle a appelé les juges à avoir un esprit patriotique et ne pas être cléments dans les punitions qu’ils prononcent en vers les fraudeurs.
Il est important de souligner que la réunion a vu la participation du président de la Cour Suprême, le procureur général de la République, le commissaire général adjoint de l’OBR, les gouverneurs, les commissaires régionaux ainsi que différents acteurs de la chaine pénale. Ceux-ci sont appelés à éveiller leurs subordonnées et mettre tous les efforts ensembles pour mettre fin aux infractions et asseoir le développement durable.
Donathe Ndayisenga