Une action caritative posée à l’endroit des familles les plus vulnérables
L’usine de Fertilisants organo- minéraux industries (Fomi) a marqué le début de l’année 2026 par un geste de solidarité. Ses employés ont célébré les fêtes en visitant l’hôpital Roi Khaled le vendredi 9 janvier, où ils ont réglé les frais d’hospitalisation de dix patients indigents. Cette action, accueillie avec une profonde gratitude par la direction de l’hôpital et les bénéficiaires, souligne l’importance de l’engagement sociétal en faveur des familles les plus vulnérables.

Jean Pierre Nzobandora, directeur commercial de l’usine Fomi (fertilisants organo minéraux industrie), a expliqué que cette journée festive était organisée spécifiquement pour soutenir les patients guéris, mais incapables de régler leurs dépenses de santé. Sur les dix-huit personnes proposées par l’hôpital pour recevoir l’aide de bienfaiteurs, l’entreprise a pris en charge dix dossiers.
M. Nzobandora a insisté sur l’impact économique de l’hospitalisation sur la nation. « Il y a une perte énorme pour le pays lorsque beaucoup de gens sont hospitalisés », a-t-il souligné. Allant au-delà du simple règlement des factures, l’entreprise a précisé son engagement : « Nous avons payé leurs frais de soins, mais nous leur avons également offert le ticket de transport pour rejoindre leurs familles, car certains, après avoir été payés, n’auraient pas les moyens de rentrer chez eux », a-t-il ajouté.
De son côté, Stany Harakandi, le directeur général de l’hôpital Roi Khaled, a exprimé sa vive reconnaissance pour cette assistance vitale apportée aux personnes démunies. Il a expliqué que ces patients ne souhaitaient pas quitter l’établissement sans s’acquitter des frais, par respect pour l’excellent travail accompli par l’établissement.
M. Harakandi a profité de l’occasion pour clarifier une idée reçue persistante. Affirmant que l’hôpital n’est pas une prison comme beaucoup le disent souvent. Il a tenu à préciser que l’hôpital n’enferme personne, mais que c’est le patient soigné lui-même qui prend la décision de ne pas rentrer tant que les frais demandés n’ont pas été payés.
Il a ensuite lancé un appel solennel : « d’autres bienfaiteurs devraient poursuivre cette bonne action, car de nombreuses personnes démunies à cet hôpital ont encore besoin d’aide », a-t-il conclu.
L’émotion était palpable du côté des bénéficiaires. Yvonne Ndayishimiye a témoigné de sa gratitude : « Je n’ai rien à dire, ce n’est que remercier chaleureusement l’usine Fomi pour l’action menée pour nous, car nous ne savions pas comment nous allions nous en sortir, même après avoir été soignés et guéris », a-t-elle déclaré. Francine Iradukunda, dont son fils de 12 ans venait d’être opéré de l’abdomen, a affirmé qu’elle ne voyait pas comment elle pourrait remercier ceux qui l’ont fait sortir de l’hôpital car, c ses moyens financiers ne lui permettaient pas de sortir l’hôpital.
Jean Marie Ndayisenga
