Lors de l’émission des porte-paroles des institutions, organisée dans la commune Kayanza de la province de Butanyerera, le vendredi 27 mars 2026, certaines questions d’intérêt public ont été abordées. Pour cela, la rédaction du journal « Le Renouveau du Burundi » a voulu revenir sur certaines questions clés. Le ministère en charge de la sécurité publique affirme que le retour des refugiés burundais de la Tanzanie n’est pas un défi mais plutôt, une opportunité pour le Burundi.

S’agissant des problèmes qui pourraient être liés au retour massif des refugiés burundais de la Tanzanie, ces derniers jours, le porte-parole du ministère ayant la sécurité publique dans ses attributions, Pierre Nkurikiye, a fait savoir que ce retour ne cause aucun problème ni pour les refugiés ni pour le pays. M. Nkurikiye a indiqué qu’avant d’entamer le processus de leur rapatriement, une réunion tripartite entre le Burundi, la Tanzanie et les représentants du Haut commissariat des Nations unies pour les refugiés (UNHCR), a été organisée à Dar-es-Salaam dans le but d’étudier et mettre toutes les procédures et mécanismes nécessaires pour leur retour.
« Ce retour massif remarqué ces derniers jours est dû au changement de calendrier qui a été fixé pour cette activité. Lors de la récente rencontre tripartite qui s’est déroulée à Nairobi au Kenya, le délai a été prolongé par les parties prenantes pour que ce travail se déroule normalement », a précisé M. Nkurikiye, tout en affirmant que ledit retour de ces Burundais est d’une importance capitale, car, ils vont contribuer au développement du pays via sa Vision nationale 2040-2060. Il a enfin demandé avec insistance aux différentes familles d’accueil de faire le tout possible pour faciliter la réintégration et réinsertion socio-économique de leurs compatriotes dans leurs familles respectives.
L’octroi des titres fonciers électroniques, une solution à tout litige
« Si ce n’est pas trop tard, il est temps de le faire maintenant. La politique d’octroi des titres fonciers électroniques a été mise en place dans le but de juguler des conflits fonciers observés depuis longtemps dans notre pays, et plus particulièrement dans la ville de Bujumbura. Il existe en effet des gens qui s’approprient des parcelles des autres. D’autres vendent des parcelles qui ne leur appartiennent pas du tout», a éclairci le porte-parole du ministère ayant les infrastructures et logements sociaux dans leurs attributions, sur les inquiétudes soulevées en rapport avec l’octroi des titres fonciers électroniques.
Il a rappelé que parmi les principales visées de cette innovation figure celle de protéger les citoyens ainsi que tous leurs biens. Quant aux propriétaires des parcelles dont leurs titres ont été hypothéqués auprès des banques, il leur a demandé de travailler en étroite collaboration avec leurs banques respectives afin de faciliter conjointement le déroulement de cette activité par les services concernés.
Distinguer les terres domaniales de celles de la population
Enchainant sur la question liée aux litiges évoqués sur les parcelles situées dans le site de Kizingwe-Bihara, dans la zone Kanyosha de la commune Mugere, il a également tranquillisé la population détentrice des parcelles sur ce site, signalant que le gouvernement burundais via le ministère de tutelle a déjà pris les choses en mains. « Le ministère est, depuis longtemps, au courant, des conflits liés aux parcelles sur le site de Kizingwe, c’est pour cette raison qu’une commission ad-hoc a été déjà mise en place, dans le but ultime de distinguer le domaine appartenant à l’Etat de celui appartenant à la population », a-t- il mentionné, tout en informant qu’on a remarqué qu’il y a des gens qui se sont appropriés des parcelles appartenant soit à l’Etat ou à la population sans aucune autorisation.
Avit Ndayiragije
