Un rapport sur chaque cas de désertion en temps utile, un leitmotiv
Lors de la visite du Premier ministre en province de Burunga, une question très pertinente a été adressée au ministre en charge de l’éducation François Havyarimana. Il a été soulevé le problème lié aux désertions massives des enseignants qui s’observent ces derniers jours. Le ministre demande aux responsables de l’enseignement de donner un rapport très rapidement, et préparer urgemment le remplacement pour que ce phénomène n’affecte pas le déroulement normal des études.

La désertion des enseignants burundais vers l’étranger atteint un niveau alarmant et fragilise l’ensemble du système éducatif burundais. La cause de ces désertions comme on le témoigne est due à des salaires jugés insuffisants pour faire face au coût de la vie. Faute de perspectives, certains enseignants prennent le chemin vers Dubaï ou vers les pays voisins comme le Malawi et la Zambie. Ces désertions sont devenues, aujourd’hui, un handicap inquiétant dans le système éducatif. Le faible niveau des salaires, jugé insuffisant pour couvrir les besoins de base, est régulièrement avancé comme principale cause de ce phénomène qui touche, désormais, toutes les provinces du pays.
Dans la province de Burunga le directeur provincial de l’éducation, Elias Ndikumana, indique que plus de 350 (enseignants, retraités et des personnes décédées) ont quitté leurs postes. Mais, il indique qu’une grande partie concerne ceux qui ont abandonné le travail. Il ajoute que le rapport a été envoyé et que le ministère est entrain de s’occuper de la question pour le remplacement. M. Ndikumana indique que les communes Nyanza et Rumonge sont particulièrement les plus touchées par ce phénomène.
Lors de la récente visite du Premier ministre en province de Burunga, ce problème des désertions massives a été soulevé et le ministre en charge de l’éducation a donné quelques réponses pour faire face à ce problème. François Havyarimana, ministre en charge de l’éducation a fait savoir que dans la plus part des cas, certains responsables font la couverture de ces déserteurs en ne donnant pas des rapports à temps pour qu’on puisse les remplacer. Il a alors mis en garde tous les responsables qui ne donneront pas le rapport de ces déserteurs à temps, qu’ils seront sévèrement sanctionnés.
Léopold Maroha
