La communication entre parents et enfants est le pilier fondamental de l’éducation. Lorsqu’elle n’existe pas ou insuffisante, les conséquences peuvent être profondes et durables sur le développement de l’enfant, tant sur le plan scolaire, social et émotionnel. Certains parents dans la ville de Bujumbura estiment que la communication garantit l’éducation des enfants en totalité lorsqu’elle est bien respectée. Comme ces parents l’ont déclaré lors d’un entretien avec «Le Renouveau du Burundi» le jeudi 26 Février 2026, la communication entre parents et enfants poussent les enfants à grandir avec des valeurs humaines.

(photo Onesphore Niyomwungere/Stagiaire)
Jean Claude Hakizimana, un père de famille de cinq enfants au quartier Gasenyi en commune Ntahangwa, fait savoir que les enfants doivent rester tous proches de leurs parents pour une bonne orientation de la vie. Il indique que le manque de dialogue peut pousser l’enfant à chercher des réponses ailleurs, parfois auprès de mauvaises sources. Toutefois, dit-il, l’enfant peut développer un manque de confiance en lui, des difficultés à exprimer ses émotions ou adapter des comportements inappropriés. M.Hakizimana affirme que quand les parents prennent du temps pour écouter, conseiller et échanger avec leurs enfants renforce la confiance, la discipline et parfois conduit à une bonne réussite scolaire.
Selon Leonidas Ngenzebuhoro, la manque de communication crée une distance affective. L’enfant peut se sentir isole, incompris ou rejeté. Il ajoute que cela peut l’amener a adopter des comportement de révolte, d’agressivité ou d’influence face aux normes sociales. M.Ngenzebuhoro déclare donc que, le déficit du dialogue ne touche pas seulement la famille, mais aussi la société. « Un enfant mal encadré peut avoir des difficultés à vivre en harmonie avec les autres, à respecter l’autorité ou à coopérer avec ses camarades», dit-il. Au cas contraire, M.Ngenzebuhoro souligne que lorsque les parents échangent régulièrement avec leurs enfants, ils leur transmettent des valeurs comme la tolérance, la solidarité et le respect. Donc, conclut-il, cette communication renforce non seulement l’équilibre familial, mais aussi la cohésion sociale.
Quant à Concilie Ndayizeye, une mère de trois enfants vivant au quartier de Kinama, indique que le manque de communication entre parents et enfants ouvre la voie à la rébellion, le mensonge, influence négative et des conduites à risque. Pour elle, quand l’enfant ne trouve pas d’oreille attentive à la maison, il cherche ailleurs ses repères. M.Ndayizeye souligne que le silence dans la famille crée une distance émotionnelle. L’enfant grandit sans réelle complicité avec ses parents, ce qui peut compliquer les relations à l’adolescence et à l’âge adulte.
Pour Patrice Sabuguheba, un sociologue à l’Université du Burundi chargé du Service d’écoute sociale et conseils, indique que la communication entre parents et enfants commence dès sa conception. Donc il y a de transmission de vie que la mère donne a l’enfant. A ce moment là, ce derniers commence à sentir l’amour matriarcal en totalité. Si l’enfant connait un plein amour dès sa conception, on comprendra qu’à sa naissance l’enfant aura déjà un capital de vie, un capital reçu de la part de sa mère. M.Sabuguheba affirme que la mère de l’enfant prend les devants pour renforcer la communication en allaitant et en nourrissant l’enfant à temps. Elle doit communiquer avec l’enfant quitte à ce que l’enfant arrive à comprendre qu’il est aimé. Ainsi, il enrichit le vocabulaire de sa langue maternelle. « L’éducation des enfants influence l’harmonie du foyer et la société, parce que l’enfant bien éduqué reproduit facilement le moral, le comportement et la conduite de ses parents spécialement la conduite de sa mère qui se comporte bien jour et nuit», conclut-il.
Onesphore Niyomwungere (Stagiaire )
