Les femmes jouent un rôle crucial dans le développement socio-économique à travers les petits métiers. Elles sont aussi appelées piliers du développement. Même si leurs contributions sont souvent invisibles ou sous-estimées, les petits métiers, souvent appelés métiers informels ou non rémunérés, représentent une grande partie de l’économie dans de nombreux pays en général et dans les zones rurales en particulier. Ce sont les propos des femmes de la commune de Bubanza exerçant de petits métiers lors d’une l’interview accordée au journal «Le Renouveau du Burundi».

La prénommée Angélique explique que Les femmes sont souvent à la tête de petites entreprises, telles que des boutiques, des marchés ambulants, des salons de coiffure ou des commerces de proximité. Elle ajoute qu’elles contribuent directement à l’économie à travers des biens et services qui répondent aux besoins quotidiens de la communauté. Ces petites entreprises, souvent pilier de l’économie locale, créent des emplois pour d’autres femmes et parfois même des hommes.
« Dans de nombreuses régions rurales, les femmes sont responsables d’une grande partie de la production agricole. Elles cultivent des cultures vivrières et parfois commerciales, s’occupent des animaux, et participent activement dans la gestion des exploitations familiales. Cependant, elles ont souvent moins d’accès aux ressources comme la terre, le crédit ou les formations techniques, ce qui limite leur potentiel de développement.» affirme-t-elle
Quant à elle, les petits métiers, aussi appelés métiers informels ou métiers de substances, englobent une grande variété d’activités, telles que la vente de produits alimentaires, artisanat, la couture, ou encore la transformation de matières premières. Ces métiers permettent aux femmes de générer un revenu autonome, ce qui est essentiel dans un contexte où les opportunités de travail formel sont souvent limitées pour elles. Par exemple, dans les zones rurales, une femme qui cultive et vend des produits agricoles participe activement à l’économie tout en assurant la sécurité alimentaire de sa famille.
Beatrice Ndayisaba affirme que les petites entreprises dirigées par les femmes ont un impact direct sur les familles, car elles permettent de diversifier les sources des revenus et d’améliorer la sécurité financière. Ces revenus peuvent être investis dans l’éducation des enfants, la santé et le bien-être familial. Les femmes qui réussissent à développer des petits métiers contribuent également au développement social de leurs communautés en créant des réseaux d’entraide en fournissant des services essentiels que les autorités locales ou les grandes entreprises ne peuvent pas toujours offrir.
Mme Ndayisaba explique que les femmes entrepreneures dans les petits métiers rencontrent de nombreux obstacles. Pour elle, l’accès au financement reste l’un des défis majeurs. Souvent, les femmes ont moins de collatéraux et peuvent se voir exclues de mécanismes de crédit formels. Elle ajoute que les stéréotypes de genre, la répartition inégale des tâches domestiques et les attentes sociales limitent parfois leur capacité à développer pleinement leur entreprise. Elle explique qu’il existe des initiatives locales et internationales visant à soutenir l’entrepreneuriat féminin. «Des programmes de microcrédit, des formations en gestion d’entreprise, ainsi que des politiques publiques favorisant l’accès des femmes à des ressources économiques sont des moyens efficaces d’encourager les petites entreprises» signale Mme Ndayisaba.
En général, les petits métiers sont un pilier essentiel du développement socio-économique et humain. Ils permettent aux femmes de surmonter des obstacles économiques tout en participants activement à la croissance de leurs communautés.
Anicet Mbonifasha (Stagiaire)
