La Première dame du Burundi Angeline Ndayishimiye est rentrée, le lundi 19 janvier 2026 en provenance d’une mission de travail au Botswana. Elle a indiqué qu’il s’agissait d’échanger des expériences avec la Première dame du Botswana, Kaone Tumalano Boko, sur le fonctionnement et les œuvres de l’OPDD-Burundi (Office de la Première dame pour le développement au Burundi) et ceux de la fondation botswanaise dirigée par cette dernière.

Selon Angeline Ndayishimiye, leurs échanges ont porté sur l’éducation des jeunes filles surtout en matière de la sexualité et la santé reproductive chez la femme depuis sa jeunesse. La fondation de la Première dame du Botswana se charge parmi ses missions, de la prise en charge des filles-mères pour les encadrer, afin de garder l’espoir d’un avenir meilleur, les conseiller à adopter de bonnes attitudes contre le vagabondage sexuel et prendre des initiatives de développement.
«J’ai visité l’hôpital appartenant à cette fondation. J’ai vu les jeunes filles qui sont là hospitalisées ayant mis au monde des bébés. Certaines d’entre elles vivent avec le VIH/Sida ou sont victimes des IST (infections sexuellement transmissibles). Quand j’échangeais avec l’une ou l’autre, elle me disait qu’il s’agissait de la troisième ou de la quatrième naissance. Vous entendez qu’à ce stade, elles peuvent désespérer car, elles sont rejettées par leurs parents et ne reçoivent pas de conseils pour rebâtir leur vie future. Des hommes malhonnêtes peuvent les utiliser comme ils veulent surtout dans le vagabondage sexuel, les abus sexuels, la prostitution ou les autres mauvaises pratiques dévalorisant la dignité de la fille.», témoigne-t-elle.
Partant de ces situations auxquelles elle a assisté, la Première dame du Burundi appelle le peuple burundais à développer la conversation familiale, le dialogue parent-enfant au foyer pour prévenir les filles des grossesses non désirées. «Même si l’enfant porte une grossesse non désirée, les parents doivent s’asseoir ensemble, afin de trouver des mesures de rééducation et de réadaptation de la jeune mère célibataire et qui seront modèles aux autres enfants dans leur éducation sociale et comportementale.», explique-t-elle.
Habillement de la femme botswanaise, message public de son foyer
Angeline Ndayishimiye a fait savoir qu’elle a découvert dans la culture du foyer botswanais, une coutume vestimentaire qui s’accompagne d’un message public connu par tout le monde. «Vous nous avez suivie dans les médias habillées en uniforme avec la Première dame du Botswana. Une voile cachant les oreilles et une couverture cachant le coup et la poitrine. Cacher les oreilles veut dire que la femme mariée n’entend d’autres voix que celle de son mari et de son foyer. Il ne faut pas apporter des on-dit ou messages en provenance de l’extérieur du foyer. La couverture cachant le coup et la poitrine d’une femme signifie qu’aucun mot, secret ou dialogue du foyer ne sort de sa bouche ni des portes de son foyer ou de sa propre famille. C’est une bonne culture familiale et sociale de la femme botswanaise que tout le monde devrait adopter au foyer, en particulier la femme africaine.», conclut-elle.
Médard Irambona
