Le projet d’Autonomisation économique et d’emploi des jeunes, (Paeej) est chaleureusement salué par les jeunes de la commune Muhuta, en province de Bujumbura. Dans cette localité, l’agriculture et l’élevage sont devenus de véritables leviers d’autonomisation pour certains jeunes grâce au financement accordé par le Paeej. À cet effet, le journal « Le Renouveau du Burundi » a dernièrement recueilli, le témoignage de quelques jeunes sur l’impact du projet dans leur parcours vers l’indépendance.
Dans le souci de créer leurs propres emplois, plusieurs jeunes de la commune Muhuta ont bénéficié du financement du Paeej pour développer leurs activités génératrices de revenus.
Diplômé en sciences de l’éducation, Ndayikunda Eliezer témoigne que le Paeej a transformé sa vie. « Je dépendais entièrement de mes parents. Un jour, lors d’un échange avec un ami, celui-ci m’a parlé des bienfaits de ce projet gouvernemental. J’ai alors soumis au Paeej mon projet d’élevage de poules pondeuses. Ma proposition a été retenue », raconte-t-il.
Le Paeej a financé son initiative en lui fournissant notamment des médicaments vétérinaires et des aliments pour la volaille. Actuellement, le jeune entrepreneur affirme ne plus se plaindre suite à des difficultés de vivre au quotidien : « Je commercialise plus de 150 œufs par mois et au moins 20 poules. Cette activité me permet de subvenir à mes besoins ».
M. Ndayikunda lance un appel à ses pairs : « Je demande aux jeunes de ne pas attendre indéfiniment un emploi salarié, mais de songer à créer leurs propres activités. J’exhorte également la jeunesse à s’organiser en associations, car les mécanismes de financement privilégient les projets portés collectivement.»
Fréderic Cubahiro témoigne: « Je pratiquais une agriculture de subsistance sur une petite parcelle familiale. Le Paeej m’a accordé un appui en intrants, en matériel et en formation sur les techniques culturales améliorées. J’ai pu étendre mes cultures de pomme de terre sur un demi-hectare. La dernière récolte m’a rapporté un bénéfice important. Ce projet a transformé ma perception du métier d’agriculteur : car il est devenu une véritable entreprise. Je suis fier de dire que je suis autonome financièrement. »
Evelyne Ndayongeje (stagiaire)
