Les cultures d’exportation constituent la principale source de revenus extérieurs et le désir de les valoriser est nécessaire pour le développement du pays. La population de la commune de Cankuzo est appelée à valoriser ces cultures pour le développement du pays en général, et de cette commune en particulier. Ainsi, chaque ménage est recommandé d’avoir au moins vingt plants d’avocatier et un champ de caféiers. Ce sont les propos de Gérard Muyuvyi, chargé du département de l’Environnement, l’agriculture et de l’élevage en commune de Cankuzo et Philippe Nduwayo, conseiller chargé des affaires économiques dans cette commune.

Contacté par téléphone, M. Muyuvyi a fait savoir que les principales cultures d’exportation cultivées dans cette commune sont le café et l’avocat. La population est appelée aujourd’hui à les développer afin d’atteindre le développement du pays. Toutefois, il a précisé que bien que la population de la commune Cankuzo est active dans les cultures d’exportation, les cultures vivrières occupent la première place. Cela est remarquable dans les étendues réservées aux cultures vivrières. C’est pourquoi, l’administration de cette localité tient à sensibiliser sur la valorisation des cultures d’exportation afin d’atteindre le développement.
M. Muyuvyi a signalé que plusieurs stratégies ont été mises en œuvre pour améliorer les cultures d’exportation à Cankuzo. Il a cité entre autres les sensibilisations et l’encadrement des agriculteurs. « Dans toutes les réunions administratives, agricoles et au cours des travaux de développement communautaires il doit y avoir un appel à la pratique des cultures industrielles », a-t-il précisé. Il a ajouté que chaque ménage est appelé à avoir au moins vingt plants d’avocat et un champ de caféier. Et chaque établissement scolaire dans ses projets d’auto financement doit avoir au moins un champ d’avocatier ou de caféier. Aussi, les groupements associatifs ou coopératifs sont appelés à privilégier les cultures d’exportation. Il en est de même pour la diaspora et les entrepreneurs qui se démarquent bien sur le terrain en pratiquant ces cultures d’exportation.
Manque de moyens de déplacement, un des défis
Notre interlocuteur n’a pas oublié de préciser que dans le combat d’améliorer les cultures d’exportations certains défis se remarquent notamment le manque de moyens de déplacement des techniciens pour se rendre sur le terrain. Cela constitue un problème pour renforcer l’encadrement des moniteurs agricoles qui sont sur les collines.
Pour M. Nduwayo, la commune Cankuzo continue les sensibilisations intenses dans toutes les réunions administratives pour promouvoir les cultures d’exportation. Aussi, les entrepreneurs et la diasporas sont en train d’investir dans ces cultures dans la plupart des collines de cette commune. Et pour les promouvoir sur le marché international, il a souligné que la population est appelée à augmenter la production et cette dernière doit être de bonne qualité. Pour ce, l’administration locale appelle les agriculteurs aux bonnes pratiques agricoles pour que ces cultures répondent aux normes internationales. Lui aussi, a affirmé que l’administration recommande que chaque famille doit pavoir lanter au moins vingt plants d’avocatier et un champ de caféier.
Fidès Ndereyimana
