« A l’approche de la saison culturale B, les agriculteurs de la zone Buvyuko sont à pied d’œuvre pour faire le semis. Dans les collines de cette zone, les travaux champêtres s’accélèrent, traduisant la volonté des habitants de gagner du temps. La période du semis de la saison B est toujours courte. En ce qui est des fertilisants pour la saison culturale B, nous venons d’avoir des fertilisants Fomi « imbura » en quantité insuffisante, utiles pendant le semis », a signalé Eric Bahati, agronome zonale en commune de Bubanza dans la province de Bujumbura.
Depuis quelques semaines, les agriculteurs font du labour sur les collines de la zone pour préparer les terrains des cultures vivrières (haricots, maïs, arachides et soja). Les agriculteurs se hâtent à avoir des semences sélectionnées et à s’approvisionner en fertilisants.« Nous venons d’avoir des fertilisants Fomi-imbura utiles pendant le semis de la saison B afin d’accroître la productivité », a signalé M. Bahati.
«Dans les descentes des responsables administratifs et agricoles zonaux, une sensibilisation de la population sur l’importance de bien se préparer pour la saison B est toujours faite. Nous insistons sur l’utilisation des engrais organiques dans le respect des techniques culturales modernes », a fait savoir M. Bahati.
Pour Audace Ntibashirwa, moniteur agricole, la saison B représente une période stratégique surtout pour le haricot et le maïs dans leur zone. « Une bonne organisation des travaux est déterminante pour garantir de bons rendements et renforcer la sécurité alimentaire des familles dans notre zone », a-t-il ajouté.
Les agriculteurs de Buvyuko se disent confiants. Ils affirment avoir tiré les bonnes leçons des saisons précédentes notamment la saison culturale A où ils ont eu un très bon rendement de maïs. Ils se montrent déterminés à améliorer la productivité grâce à la mise en pratique des conseils techniques reçus.
Toutefois, ils demandent des fertilisants Fomi Imbura et urée en quantité suffisante.
« Les conditions climatiques restent un défis. La saison des pluies est toujours très courte pour la saison culturale B. Nous faisons un clin d’œil à la population qu’il serait mieux de semer avec le début du mois de mars», a aussi laissé entendre M. Bahati.
Ferdinand Hakizimana (stagiaire)
