L’enseignement des métiers au centre d’Intérêt pour le développement économie
Le mercredi 14 janvier 2026, la commune de Bubanza a accueilli une cérémonie d’envergure marquant un tournant pour la formation professionnelle au Burundi. Entre remise de diplômes à 94 lauréats et distribution de matériel technique de pointe à neuf écoles des provinces de Bujumbura et Gitega, l’événement souligne l’ambition nationale de transformer la jeunesse en moteur de croissance économique.

Le paysage de l’enseignement technique burundais vient de recevoir un souffle nouveau. Un lot de matériel diversifié, d’une valeur totale estimée à 400 000 euros, a été officiellement remis aux responsables de neuf centres de formation professionnelle des provinces de Bujumbura et de Gitega. Ce stock stratégique comprend notamment des motos, des ordinateurs, des imprimantes, ainsi que des équipements spécialisés pour la couture et la menuiserie.
Dans son discours, Joachin Nduwumukama, Secrétaire exécutif de la commune de Bubanza, indique que la localité progresse sur tous les fronts, portée par une sécurité stable. Il a tenu à remercier chaleureusement les partenaires et encadreurs ayant permis l’acquisition de ces outils. Selon lui, ce matériel est le chaînon manquant qui permettra aux jeunes de traduire leurs connaissances théoriques en compétences réelles sur le terrain. Il a conclu en réitérant que sa commune demeure un lieu d’accueil pour tout investisseur souhaitant développer des projets structurants.
Vers l’émergence 2040
L’événement célèbre également la réussite de 94 jeunes certifiés, issus notamment de l’École des métiers de Bubanza. Présent pour représenter le ministère de l’Éducation, Avit Nsengiyumva, directeur général en charge de l’enseignement des métiers, a félicité avec enthousiasme les nouveaux diplômés. Il a rappelé avec insistance le gouvernement burundais de placer la formation professionnelle au cœur de sa stratégie pour atteindre l’émergence en 2040 et la prospérité à l’horizon 2060.
Enfin, M. Nsengiyumva encourage les jeunes à la polyvalence pour assurer leur résilience financière. Il souligne que le cursus national privilégie désormais l’immersion professionnelle : avec 80 % de pratique contre 20 % de théorie, cette réforme garantit l’employabilité immédiate des diplômés, désormais opérationnels dès la fin de leur formation.
Jean Marie Ndayisenga
