Il est difficile de rentabiliser leur travail
Dans le but d’appuyer la culture burundaise et de promouvoir la lecture au Burundi qui est un levier puissant pour le développement intellectuel et social, favorisant l’émergence d’une génération éduquée, critique et capable d’innover, Ferdinand Nduwindavyi, écrivain et enseignant dans les différentes universités demande à l’État d’exonérer tous les écrivains burundais des taxes lorsqu’ ils envoient des livres au Burundi. C’était lors de la présentation et de dédicaces de dix-sept ouvrages récemment tenue à Bujumbura par lui-même.

M. Nduwindavyi explique que l’Office burundais des recettes (OBR) oblige les écrivains de payer des taxes. Ce qui représente une charge très lourde pour eux. Il a souligné qu’il est difficile pour un écrivain de rentabiliser son travail compte tenu des dépenses qu’il a engagées avec ces taxes alors que c’est un outil de renforcement de la culture burundaise.
Le présentateur demande que l’Etat appuie cet effort pour promouvoir la culture burundaise, soulignant que produire les ouvrages nécessitent un coût exorbitant.
«Si vous publiez un livre, vous avez pris le temps de l’écrire. Chaque mot, chaque lettre, vous l’avez tapée sur l’écran. Et vous l’envoyez, à un éditeur qui compte les mots pour vous taxer. Ensuite vous envoyez à la maison de publication qui vous taxe aussi. Et lorsque le livre est publié, ce n’est plus votre livre. Même, pour l’avoir, il faut payer. Et vous devez encore acheter des copies pour les amener au Burundi pour que vos confrères puissent les lire» a-t-il déclaré.
Certains participants ont évoqué le fait que les Burundais n’ont pas l’habitude de lire, Dr Nduwindavyi n’a pas caché son accord en reconnaissant que les Burundais n’aiment pas la lecture. Mais il espère qu’il y aura un changement.
« Ce que je sais, c’est que tout change sauf le changement qui reste le changement. Même si on l’évite, le changement sera toujours là» insiste-t-il
«Les gens doivent comprendre que maintenant, c’est une nouvelle ère où on doit connaître ce que les autres ont fait. On doit savoir ce qu’il faut faire pour que le Burundi aussi soit développé comme les autres pays», a-t-il conclu.
Fidèle Hatangimana
